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AFFAIRE DREYFUS - BERR Émile [Lunéville, 1855-1923]. Journaliste et critique littéraire français d'origine juive, il écrivit, des années 1880 aux années 1900, pour les quotidiens et hebdomadaires La France du Nord, Le Petit Parisien, Le Figaro, etc. Dès 1
Lettre autographe signée à Yves Guyot, directeur du Siècle. Sans date ; 1 page 1/2 in-8° sur papier à en-tête du Figaro. Sur son ouvrage Les Raisons de Basile publié en 1898 sur l'affaire Dreyfus. « Merci pour Les Raisons de Basile que je reçois à l'instant et mes compliments les plus chaleureux pour votre admirable campagne où tous vos amis vous suivent avec tant d'émotion ! Vous avez eu ce rare mérite de ne jamais opposer que des arguments et des faits aux creuses dissertations de vos adversaires et à leurs injures. On a pu, grâce à vous, adhérer à la cause de la justice, sans faire figure de révolutionnaire pour cela ! »
Au cours de l'été 1898, une vive polémique s'était développée autour d'un article de Brunetière. Le livre se compose de la collection des articles dans lesquels Brunetière devient parfois Basile, personnage simplet.
AFFAIRE DREYFUS.
Affiche concernant le bordereau d'accusation. XIXe siècle [1898] ; 760 X 560 mm, pliures, très petites amorces de fentes aux pliures et petits accidents aux bords ne nuisant pas à la qualité de ce document rare. En tête imprimé « La Clé de l'affaire Dreyfus ». Cette affiche nous montre les pièces du procès : l'écriture de Dreyfus à travers plusieurs documents, l'écriture d'Esterhazy et la reproduction du fameux bordereau, avec les observations graphologiques sur l'écriture et les opinions des experts sur l'écriture. Rare affiche d'époque du procès.
AFFAIRE DREYFUS.
Numéros de journaux évoquant l'affaire Dreyfus et un ouvrage :
- Le Siècle du 31 août 1899. À la une : « L'Homme chez qui Karl est allé deux fois ». Texte virulent et violemment antisémite.
- La Patrie du 12 octobre 1908. Article d'Henri Rochefort imprimé en une, et imprimé à l'envers par le journal en 4e page en signe de protestation. En une est publiée la lettre d'Alfred Dreyfus protestant contre la lettre d'Henri Rochefort sur « l'absurde légende souvent et victorieusement réfutée, où je suis représenté comme ayant fait au capitaine Lebrun-Renault l'aveu d'un crime dont je suis innocent. Je vous requiers, conformément à la loi, de publier le passage suivant de l'arrêt de la Cour de cassation du 12 juillet 1906, qui détruit une fois de plus cette accusation mal fondée ».
- La Révision du procès Dreyfus. Ouvrage édité par le journal Le Siècle, Paris, sans date ; 174 pages in-8°, couverture en mauvais état. Avec la reproduction des écritures des acteurs de l'affaire Dreyfus.
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ALLENBY Sir Edmund Henry Hynman [Brackenhurst, 1861 - Londres, 1936], général britannique.
Lettre signée, adressée à Clemenceau. 31 mai 1919 ; 1 page in-4°. En-tête imprimé « General Headquarters, Egyptian Expeditionary Force ». Il porte à sa connaissance l'excellent travail réalisé par par le lieutenant colonel Louis Georges de Meru « who has been my French liaison officer for the last 6 months, and has been of the utmost assistance to me. I am mentioning his services to you, as he is at present under French General who can recommend him for anay reward or promotion. » Il le recommande pour le voir figurer dans la promotion au grade de lieutenant-colonel.
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CAMPAN Jeanne Louise Henriette Genest [Paris, 1752 - Mantes, 1822], éducatrice française.
Lettre autographe, adressée à Nancy Macdonald, fille du maréchal Macdonald. Écouen, 26 mai 1813 ; 4 pages in-4°. Très intéressante lettre sur l'habillement des demoiselles de la Légion d'honneur : « Vous avez autant de goût que d'ordre et d'économie, tout le monde a été enchanté des objets que vous avez achetés pour Caroline Desaix. Elle a eu beaucoup de linge […] 3-12aines de chemises, 3-12aines de paires de bas, 5-12aines de serviettes de courtelle, 2-12aines de mouchoirs de batiste, 6 camisoles pour 3400 f à peu près. […] En attendant qu'elle se donne elle-même du linge et d'autres effets comme il convient surtout en province d'en avoir, car une femme ayant peu de linge et le changeant comme nous le faisons à Paris se voit lésée […] dans des familles où l'on ne fait la lessive que deux fois par an. » Elle raconte les inquiétudes de la jeune fille pour sa nuit de noces. Elle a dû rester auprès d'elle pour la rassurer jusqu'à minuit, pendant que le marié attendait dans une pièce voisine, mais « le lendemain, au déjeuner chez les cousins de Mr de Bellevaud , elle était gaie, bien portante et tout le tragique de l'affaire était parfaitement oublié. » Elle évoque « les espérances de paix ou de guerre, si nos héros […] les occasions d'étonner encore l'univers par leur valeur, l'univers a grand besoins de repos, et il est digne des nobles sentimens de l'Empereur d'en faire la première demande d'autant que son armée n'a jamais été ni plus belle, ni plus nombreuse, ni mieux disposée à combattre ». Mme Campan signait rarement ses lettres.
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CANROBERT François-Certain de [Saint-Céré, 1809 - Paris, 1895], maréchal de France.
Lettre autographe signée, adressée au maréchal de Mac-Mahon. Alexandrie, « 10 mai [1859], 5h du matin » ; 4 pages in-4°. En-tête imprimé de l'Armée des Alpes. Important texte d'intérêt militaire concernant les positions des troupes françaises, piémontaises et sardes à l'approche des armées autrichiennes vers Turin, lors de la campagne d'Italie. « Il semblait en effet que pour essayer de défendre Turin, le Roi aurait dû déboucher, par la tête de pont de Carale et tomber sur les flancs et les derrières de l'ennemi menaçant la capitale : mais ce mouvement qui était indiqué lorsque les Autrichiens longeaient le Pô, n'est plus exécutable aujourd'hui qu'après s'être fortement retranchés dans Verceuil à 6 lieues de Carale, ils se sont éloignés du fleuve avec leur droite menaçant Turin […]. Il eut fallu livrer bataille ou tout au moins enlever Verceuil, et le Roi, malgré les 45 mille hommes de bonnes troupes, n'est pas en état de le tenter avec quelques chances raisonnables de succès! De notre côté, vous le savez, Mon cher Maréchal, l'organisation encore si incomplète de nos corps d'armées français, qui nous permet bien de rester dans une redoutable défensive s'oppose, autant que les ordres de l'Empereur, à ce que nous puissions tenir la campagne, et j'ai dû le dire au Roi, qui voyant surtout le Prince de Carignan, les ministres, les habitants résolus à se défendre, eux mêmes, dans une ville ouverte, sans aucune chance de succès et en s'exposant à toutes les extrémités d'une ville prise d'assaut, a absolument voulu tenter un effort pour sommer sa propre capitale, sans livrer cependant son armée à la presque certitude d'une défaite ! Dans cette circonstance extrême, j'ai dû prêter à Sa Majesté sarde et à son peuple le seule aide qui fut en mon pouvoir, en enlevant leur armée dans les positions très défensives de San Salvatore de Valence de Rassignane et Montcartel. Le Roi, qui à ce qu'il paraît (car ici n'ayant aucun service d'espionnage organisé, n'ayant aucun moyen de m'éclairer au loin, n'ayant aucune cavalerie, je suis contraint à ne recevoir des nouvelles que par l'état-major (ou les autorités sardes)), le Roi, dis-je, pense avoir encore près de trois jours avant les maisons de Turin [?] et son mouvement qui ne commencera pas aujourd'hui avant midi s'exécutera par échelons successifs, abrité par le Pô et les crêtes de la rive droite de façon que tout en ne l'exposant pas aux chances désastreuses d'une bataille impossible à livrer, ou à accepter dans ce moment, il puisse écraser avec des forces supérieures le corps menaçant à son arrivée près de Turin et se rabattre ensuite sur nous, à tire d'ailes, ou bien suspendre son mouvement et rester à une marche de San Salvatore, prêt à nous donner la main, si les nouvelles qu'il doit recevoir dans la journée, ne sont pas trop alarmantes pour Turin. » Lettre extraordinaire !
CATHERINE DE MÉDICIS [Florence, 1519 - Blois, 1589], reine de France.
Lettre signée, adressée à Jean de Senarpont, lieutenant général au gouvernement de Picardie en l'absence du maréchal de Brissac ; contresignée par Jacques Bourdin. Orléans, 28 décembre 1560 ; 1 page in-folio, adresse avec sceau sous papier. Le roi son fils [Charles IX] lui répond, mais elle demande que « vous ayez tousjours loeil ouvert ainsi que vous avez fort soigneusement & continuellement faict jusques icy a tout ce qui sera du bien de son service et de la consecration de ses droictz et possessions, pour garder quil ne se face aucune entreprise ou innovation a son prejudice, saichant que parmy voz voysins, vous navez point faulte de personnes qui noublieront de faire tout ce qui leur sera possible pour penser tirer tousjours quelque chose a eulx a la diminution de ce qui nous appartient. Et a ceste heure plus que jamais [François II est mort le 5 décembre], silz ne voyent que lon y tienne la main bien royde, et que lon ne sen donne garde de bien pres ».
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CATHERINE DE MÉDICIS [Florence, 1519 - Blois, 1589], reine de France.
Lettre signée, adressée à Jean de Senarpont, lieutenant général du roi au gouvernement de Picardie ; contresignée par Claude de Laubespine. Avignon, 30 septembre 1564 ; 1 page in-folio, adresse. Elle attend le sceau sur la traite des 4000 tonneaux de blé que le Roi son fils a accordés à Senarpont. Elle l'assure que « le voiage du sr de Chaulne na esté pour autre occasion que pour estre particulierement advertys de lestat enquoy sont toutes les places. Et par mesme moyen aussi pour lever toute suspicion a ceulx des pays bas advisasmes quil allast jusques au lieu du fort de Gravelines ».
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CATHERINE DE MÉDICIS [Florence, 1519 - Blois, 1589], reine de France.
Lettre signée « Catherine », adressée à Jean de Senarpont, lieutenant du Roi au gouvernement de Picardie ; contresignée par Nicolas de Neufville. Paris, 21 juin 1568 ; 1 page in-folio, avec adresse et sceau sous papier. Le roi son fils [Charles IX] a bien « reçu ladvis que vous luy avez donné du renfort des garnisons des frontieres de voz voysins, confirmé par le maréchal de Cossé ». Elle le prie de bien vouloir continuer « à apprandre des nouvelles et comme se dirigent leurs actions pour nous gouverner en semblable. Au demeurant le Roy mond. filz est apres pour recouvrer de toutes partz argent pour subvenir au payement des garnisons sachant bien que ses pauvres subgectz des lieux ou elles sont ne scauroient fere quilz ne soient bien travaillez ».
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CHARLES D'ORLÉANS duc d'Orléans, de Milan, de Valois [Paris, 1391 - Amboise, 1465], prince et poète français, père de Louis XII, fait prisonnier à Azincourt, il demeura vingt-cinq ans prisonnier en Angleterre.
Mandement signé sur peau de vélin à son chancelier. [Londres,] 13 mai 1436 ; 1 page in-8° oblongue. Très intéressant document historique. Charles d'Orléans a été fait prisonnier à la bataille d'Azincourt [25 octobre 1415] et l'est resté jusqu'en 1440. Il a donné à son frère Jean Dunois, bâtard d'Orléans (le compagnon d'armes de Jeanne d'Arc), le comté de Périgord et il vient de le reprendre, ayant décidé de le vendre aux enchères. Il institue donc Dunois procureur pour cette vente. Sur la somme recueillie, Dunois prendra les 14 000 saluts d'or qu'il avait avancés pour payer la rançon de Jean-le-Bon, comte d'Angoulême, frère du duc d'Orléans, et, comme lui prisonnier, en Angleterre, somme qui avait été remise entre les mains du comte de Suffolk (l'adversaire de Jeanne d'Arc à Orléans). L'argent qui restera de cette vente servira à sa propre délivrance. Rare.
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CHARLES IX [Saint-Germain-en-Laye, 1550 - Vincennes, 1574], roi de France.
Lettre signée, adressée à Jean de Senarpont, lieutenant du roi au gouvernement de Picardie ; contresignée par Nicolas de Neufville. Paris, 13 février 1568 ; 1 page in-folio, adresse, sceau aux armes sous papier. « Vous scavez que je vous ay tousjours mandé que ce que je faisois en mon pais de Picardie et que javois donné charge au sr de Pyennes nestoit pour doubte que jeusse de vostre bonne vollunté et affection a mon service en ayant trop dasseurance par les tesmoignages que nous ont rendu de tout temps voz actions mais pour vostre soullagement et que en telle saison il ne failloit prendre garde de sy pres a toutes choses que le bien de mond. service ne feust preposé au contantement particullier. » Il l'assure de son affection.
CHAUVEL François Pierre Alexandre [Honfleur, 1766 - Darvoy, 1838], général français.
Lettre autographe signée comme maréchal de camp, commandant la 8e division militaire, adressée à un général. Limoges, 27 mai 1815 ; 2 pages in-4°. « Nous avons commencé l'organisation des cadres de bataillons et compagnies de gardes nationales mobiles ; mais je prévois beaucoup de difficultés à les remplir. L'esprit public est on ne peut plus mauvais dans ce département. Le royalisme y domine et les autorités civiles ne veulent rien faire pour le réprimer, malgré tous les rapports qui leurs sont faits et ce qu'elles voyent sous leurs yeux. Les déserteurs sont transquilles chez eux et on ne prend aucune mesure pour les faire partir ; ils sont dénoncés à la gendarmerie, mais les royalistes les cachent chez eux. Les pamphlets contre l'Empereur circulent constamment, et la police ne fait rien pour en arrêter les auteurs ou les distributeurs. Les royalistes des campagnes se réunissent en ville, y tiennent des conciliabules qui inquiètent le peu de gens bien pensant, et menacent la tranquillité publique. Il y a des mouvements insurrectionnels dans la Vendée ; ils sont susceptibles de le communiquer dans le Limousin, qui est le point central et intermédiaire du Midi avec l'Ouest. Sa position géographique et les nombreuses routes qui y aboutissent doivent en faire un point principal d'insurrection. Telles sont, mon général, mes craintes et la situation du pays. » Belle lettre.
CLEMENCEAU Georges [Mouilleron-en-Pareds, 1841 - Paris, 1929], homme politique français - POINCARÉ Raymond [Bar-le-Duc, 1860 - Paris, 1934], avocat, homme politique français, président de la République.
Pièce signée par les deux. Paris, le 31 décembre 1919 ; 1 page in-folio, en-tête « République Française - Le Président de la République Française ». Décret de nomination de M. Georges Leygues, Ministre de la Marine, qui « est chargé de l'intérim du Ministère de l'Intérieur, en l'absence de M. Pams ».
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CLEMENCEAU Georges [Mouilleron-en-Pareds, 1841 - Paris, 1929], homme politique français.
Manuscrit autographe intitulé « Et l'alcoolisme grandissait toujours ». Sans date ; 5 pages in-4°. « Qu'adviendra-t-il de la lutte contre l'alcoolisme en France, c'est sur quoi je ne hasarderai pas une prophétie car l'alcool est un de ces "bon fils" qui collectionnent en tous lieux de fâcheuses sentences […]. La fièvre de civilisation nous mène d'un si bon train que si muscles et nerfs se relâchent un moment de la tension extrême, c'est la défaillance avec la déchéance autour de soi, au premier tournant. […] Le plus souvent, de petites compromissions que nous jugions légères et qui deviennent graves par l'accumulation, est amorti des sensibilités de révolte bientôt stupéfiées d'accoutumance. […] Dans le cas de l'alcoolisme, le remède paraît à la portée de tout le monde. Ne buvez pas, c'est bientôt dit. Mais le buveur allègue que la raison est impuissante contre un fléchissement du corps et d'âme qui ne trouve une aide passagère que dans la force trompeuse. […] Qu'y a-t-il au-delà ? Il y a une loi, dite des bouilleurs de cru, qui exonère de ces impôts destinés à annuler les progrès de l'alcool toute une classe de propriétaires, qui peuvent revivre par des propos qui leur sont propres, faciliter, multiplier, avec la complicité du gouvernement, la diffusion du poison parmi les plus petites gens. […] Non seulement on ne fait rien pour venir en aide aux braves gens qui luttent contre le fléau dévastateur, mais on favorise, notamment aux dépens des finances publiques, la propagation de l'alcool, source reconnue de la dégénérescence de la race et de l'affaiblissement de ces énergies. »
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COLBERT Jean-Baptiste [Reims, 1619 - Paris, 1683], homme d'État français.
Lettre signée. Versailles, le 28 septembre 1674 ; 1 page in-folio. Sur les îles Sainte-Marguerite : « Je vois par vostre lettre du 14 de ce mois que vous avez conféré avec Mr de Guiraud sur les ouvrages qu'il seroit encore à propos de faire cette année aux îles Ste Marguerite, et comme vous estimez qu'un fonds de six mil livres suffira pour cette depense, vous pouvez sans difficulté faire faire ces ouvrages avec toute la diligence possible afin de bien profiter du reste de la belle saison […]. Cependant je vous recommande toujours de faire finir les travaux qui restent à faire cette année aux places de Provence et de m'envoyer incessamment un mémoire exact de tout ceux qu'il faudroit encore y faire en 1675 pour les mettre dans tout le bon estat qu'il seroit à desirer. »
CONDÉ Louis-Joseph de Bourbon, prince de [Paris, 1736 - id., 1818], pair de France et gouverneur de Bourgogne, général en chef de l'émigration.
Lettre autographe, adressée à Charles-Alexandre de Calonne. Rothemburg-sur-le-Necker [Wurtemberg], le 29 mars 1794 ; 4 pages in-4°. Lettre d'une extrême importance relative à la situation de l'armée de Condé. Il expose la situation matérielle de l'armée de Condé et fait part de sa découverte d'un article secret du traité de Mayence qui assure en toutes circonstances le paiement des troupes sous ses ordres à l'exception des officiers ; mais ceux-ci, fidèles à l'honneur, continuent à servir sans solde. Par bonheur, les offres de la Russie ont changé tout cela : « Ce qui a tourné fort heureusement à la gloire de la noblesse française et à celle de mes enfants […]. Vous avez en grande partie prédit et deviné les principales causes des revers, mais non pas toutes ; il y a dans tout cela des grandes scélératesses, qui ont dirigé de grandes bêtises […]. Mettez-vous bien dans la tête (pour votre conduite publique si elle le redevient, que non seulement l'espoir français, mais même l'espoir humain est totalement changé, et je doute qu'on le ramène aux vrais principes, qui depuis le commencement des siècles ont été le palladium de la vertu contre les entreprises du crime ; je tremble que les souverains ne s'en aperçoivent dans peu ; quand on laisse ôter de toutes les idées reçues Dieu et les préjugés, que peuvent devenir les Rois et l'autorité d'un seul ? » L'armée de Condé est dans de bons cantonnements, mais on tire toujours le diable par la queue !
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COUP D'ÉTAT DU 2 DÉCEMBRE 1851.
Émouvant témoignage d'une affichette collée sur un mur lors du soulèvement du 2 décembre 1851. [2 décembre 1851] ; 155 x 200 mm, traces de colle et déchirures. En bas de l'affichette est écrit : « pris sur les murs de Paris, le jeudi 4 Xbre 1851 au Château d'eau au moment de l'action ». Appel à l'armée pour ne pas soutenir Louis Napoléon : « Soldats, qu'allez-vous faire ? On vous égare et on vous trompe. Vos plus illustres chefs sont jetés dans les fers ; la souveraineté nationale est brisée ; sa représentation outragée, violée. Et vous allez suivre sur le chemin de l'opprobre et de la trahison un tas d'hommes perdus, un Louis-Napoléon, qui souille son grand nom par le plus odieux des crimes ; un Saint-Arnaud, escroc, faussaire, six fois chassé de l'armée pour ses filouteries et pour ses vices. […] À bas l'usurpateur ». Ce genre de souvenir sur le coup d'État est très rare.
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DE LA PEYROUSE Léonard Rochon, comte de Bonfils de Lablénie [Vicq, 1808 - Marseille, 1895], lieutenant de vaisseau qui participa à la prise d'Alger, puis préfet.
Manuscrit autographe « Notes jetées promptement à la demande qui m'a été faite ». « Dimanche 5 juin 1842 » ; 9 pages in-folio. Manuscrit passionnant retraçant le combat de Prairial, ou bataille du 13 prairial an II ou encore troisième bataille d'Ouessant. « J'ai vu les vaisseaux de la République, ceux de l'Empire et de la Restauration. Je suis entré très jeune au service. La nature m'a doté d'une mémoire tellement locale que je les vois tous encore ; c'est pourquoi, je vais jeter, à la hâte et sans suite, tout ce que j'ai bien retenu. [ … ] Je parlerai, d'abord, du matériel,ensuite du personnel. Je me rappelle bien que l'arrimage était fait avec de gros vieux canons, sur lesquels on répandait des gros lests en pierre. On arrangeait sur ce lest une grande quantité de paquets de feuillages pour former une espèce de lit élastique sur lequel on arrimait le premier plan de pièces […]. L'eau renfermée dans ces barriques était puante au bout de 3 ou 4 mois, elle était jaune et remplie de vers dégoutans. » Il continue par la description du faux pont, de la batterie et de la chambre de l'état-major. « La dunette était l'endroit le mieux tenu […]. La poulaine était toujours bien sale et puante, on voyait tribord et bâbord, sur le gaillard d'avant des bailles remplies d'urines, dans lesquelles les matelots lavaient leur pantalon de grosse toile, leur vareuse, et même souvent leur chemise, car ils prétendaient que l'urine dégraisse bien. » Il précise que les matelots ne recevaient pas d'argent mais qu'ils étaient rétribués en « hardes ». Le soir, ils faisaint monter des femmes à bord et les nuits se terminaient en orgies. Mais le capitaine et les officiers ne pouvaient rien dire. « C'était sur la rade de Brest, du temps du plus fort de la Terreur […]. La guillotine était en permanence sur la place du château ; elle travaillait depuis le matin jusqu'au soir. C'était une horreur ; je m'en souviens encore. » Il décrit le passage du vaisseau du représentant de la République qui était salué par des « Vive la République ». Il y avait à ce moment-là trente-trois vaisseaux et une dizaine de frégates dans la rade de Brest dont les équipages « étaient composés de tous les marins qui avaient assisté aux beaux combats ». La tête du roi Louis XVI était tombée, l'Angleterre était furieuse et le port de Brest était en danger. Le général Villaret fut chargé de commander la flotte des trente-trois vaisseaux : « Ce général prit un beau caractère militaire, établit de l'ordre dans le désordre. » Il se rappelle avoir vu l'amiral Villaret et ses trente-trois vaisseaux battus au large. « Le combat fut terrible plus encore que ne le dit l'histoire, car j'ai navigué avec des officiers qui ont assisté à cette boucherie encore pire que celle de Trafalgar. » À la suite de ce récit, il ajoute encore des détails sur la vie à bord et décrit la scène d'un repas d'officiers avec, sur la table, un modèle réduit de guillotine servant à couper les têtes des poulets et des canards ! Fabuleux témoignage quatre jours après la bataille.
DELCASSÉ Théophile [Pamiers, 1852 - Nice, 1923], homme d'État français.
Lettre autographe signée. « Lundi soir »; 1 page in-16 sur papier de deuil. « Je me rendrai très volontiers à l'invitation que vous m'avez fait l'honneur de m'adresser pour mercredi matin. »
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DREYFUS Alfred [Mulhouse, 1859 - Paris, 1935], officier français accusé d'espionnage.
Ensemble de 4 lettres autographes signées, adressées à sa fille Jeanne. 1916 ; 6 pages in-12 avec 1 enveloppe jointe :
- 31 janvier 1916, enveloppe jointe. Il a reçu son petit mot du 28 et « espère que vous profiterez bien de votre voyage, et que le soleil, que nous ne voyons guère ici, vous accompagne dans vos promenades. […] Nous venons d'avoir une nuit plutôt agitée. Après la première incursion d'un Zeppelin samedi soir sur Paris, un second Zeppelin est venu hier soir, mais n'a pu dépasser Montmorency. Il nous a gratifié d'un nombre considérable de bombes qui, par un hasard merveilleux, n'ont produit ni dégâts matériels, ni atteintes aux personnes. Dix énormes bombes incendiaires sont tombées dans un champ à 500 m environ de mon logement. »
- 15 février 1916. Il a reçu sa gentille lettre. « Tu peux constater ce qu'est une installation sommaire. On n'y a pas toutes ses aises et ce n'est pas fait pour y habiter d'une façon constante. Maman est venue déjeuner avec moi dimanche ; elle a vu mon logement et a pu également constater combien l'humidité y règne. Tu es aussi plus proche de la ligne de combat et te rendre ainsi mieux compte de toute l'horreur d'une guerre que nous n'avons pas cherchée mais qu'il faut soutenir avec ténacité jusqu'au bout pour délivrer l'Europe de ce cauchemar qu'est le règne de l'hégémonie prussienne, c.à.d. celui du droit de la force. »
- 2 mars 1916. « Nous n'avons toujours pas de nouvelles de Pierre mais je sais que toutes les correspondances de cette région sont arrêtées en ce moment, et tout le monde est dans les mêmes conditions. »
- Dimanche 11 mars [1916]. « Je suis heureux de savoir que ta santé est toujours bonne ; tu vas être bientôt au bout de tes peines. […] La boue est effroyable sur les routes. Je vais cependant faire une bonne promenade à cheval. […] La réception du Rat a-t-elle été brillante ? »
FORTIFICATIONS.
Intéressant dossier :
- Mémoire imprimé : « Résumé des délibérations prises par le comité des fortifications concernant les blindages ». Comptes rendus des séances des 6, 7, 8, 9 ventôse de la 3e année républicaine, imprimés en 1813. Avec 4 planches imprimées de ces blindages.
- Rares dessins d'étude de projets de blindages d'abris sous le Ier Empire [1er mars 1813]; 870 x 540 mm : « Projets de divers blindages à l'épreuve d'après le nouveau mode d'approvisionnement de M. le capitaine Delard - 1813 ». Dessins représentants des coupes et profils d'abris, destinés aux logements et aux magasins. Rare dossier des archives du général Dejean.
FRANCHET D'ESPÉREY Louis Félix Marie François [Mostaganem, 1856 - château d'Amancet, 1942], maréchal de France.
Lettre signée. Paris, le 6 mars 1922 ; 1 page in-folio, en-tête « Conseil Supérieur de la Guerre - État-major du Maréchal Franchet d'Espérey ». Il recommande « la Société " La jeune Garde" de St. Just la Pendue (Loire) et de vous demander de vouloir bien faire hâter l'examen d'une demande qu'elle a faite, en septembre 1920, en vue d'être agréée comme Société de Préparation Militaire. » On joint un menu du banquet annuel de 1934 de l'Association des anciens chasseurs, signé par lui. « Vive le 18e F. d'Espérey ».
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FRÉDÉRIC II LE GRAND [Berlin, 1712 - Potsdam, 1786], roi de Prusse.
Pièce signée. Berlin, 7 mai 1783 ; 2 pages 1/2 in-folio, fentes aux plis consolidées. Grand sceau sous papier collé à côté de la signature de Frédéric II le Grand. Passeport délivré au fonctionnaire Rehfeldt à Kienitz pour un transport de bétail. Nombreuses signatures des directeurs douaniers de Zellin, de Küstrin, etc. et estampilles diverses. Document spectaculaire.
FRÉRON Stanislas-Louis-Marie [Paris, 1754 - Cayes, Saint-Domingue, 1802], député à la Convention de Paris.
Lettre autographe signée, adressée aux « Citoyens Collègues ». 13 floréal an VIII [3 mai 1800] ; 1 page in-4°. Par l'intermédiaire du ministre de l'Intérieur, il leur recommande, avec un intérêt pressant, la demande en admission à l'hospice des vieillards de la veuve Moreau : « Vous ne pourrez douter de la bienveillance particulière du ministre envers cette femme âgée de 71 ans quand vous saurez qu'elle est mère de la nourrice de ses enfans. »
GAXOTTE Pierre [Revigny, 1895 - Paris, 1982], historien et journaliste français.
Ensemble de 2 cartes autographes signées (dont 1 de ses initiales), adressées à Mme Henri Petit. Sans date ; 4 pages in-16 oblongues :
- « Je vous remercie de m'avoir envoyé le numéro du Pays de Bourgogne consacré à Henri Petit. Les articles ne sont pas seulement sympathiques. Ils sont justes et intelligents. Je vous réponds tardivement, parce que ma jambe malade cassée me joue parfois des mauvais tours. […] J'ai sondé les gens de Flammarion et de Fayard. Comme je n'ai plus aucun rôle dans l'édition […] mon influence est nulle. »
- « La mort d'Henri Petit est pour moi un grand chagrin. À la vérité, depuis qu'il avait renoncé à son petit déjeuner au Pont Saint-Germain, j'avais de grandes inquiétudes dont je n'osais lui faire part. Et sa disparition est un de ces malheurs pour lesquels on ne trouve pas de consolation. »
GÉNÉRAUX XIXe SIÈCLE de A à J.
Ensemble de 33 lettres de généraux du début du XIXe siècle :
Andryane [1797-1863]. Lettre autographe signée de 1845, avec notice biographique jointe.
Comte d'Astorg [1783-1849]. Lettre autographe signée de 1846, avec notice biographique jointe.
Auvray. Lettre autographe signée de 1834.
Baudus. Lettre autographe signée de 1819 au sujet de l'Ile de Ré et des troupes coloniales.
Bertin de Vaux [1799-1879], aide de camp du Comte de Paris. Lettre autographe signée de 1841.
Blangini. Lettre autographe signée de 1848 avec notice biographique jointe.
Blondel. Lettre autographe signée de 1842, avec notice biographique.
Borelli [1797-1874]. Lettre autographe signée de 1841, comme colonel du 57e RI, avec notice biographique.
Bousquet. Lettre autographe signée de 1854 sur les indélicatesses d'un lieutenant du 11e RI.
Brack [né en 1789]. Pièce autographe signée de 1829 comme lt-colonel du 8e chasseurs, avec notice biographique.
Boislecomte [né en 1794], pas de 1853, ordre du jour à sa nouvelle division.
Brahaut [né en 1786]. Lettre autographe signée de 1845 au sujet de ses historiques de régiments.
Bro [1781-1844]. Lettre autographe signée de 1840, avec notice biographique.
Buchet. Lettre autographe signée de 1845, avec élements biographiques.
Comte de Caraman. Lettre autographe signée de 1817.
Champmontant. Lettre autographe signée à en-tête du Comité de Cavalerie de 1842.
Comte de Clonard [né en 1805]. Lettre autographe signée de 1858, au sujet des chevaux de sa division.
D'André [1789-1860]. Pièce autographe signée de 1830 comme colonel de gendarmerie, avec notice biographique.
Daumas [1803-1871]. Lettre autographe signée de 1863, sur le colonel de Joinville, avec notice biographique.
Duchaussoy [né en 1796]. Lettre autographe signée de 1852 au sujet d'un insoumis.
Duchaussoy. Lettre autographe signée de 1854 au sujet du bateau-poste de Toulouse.
Dukermont. Lettre autographe signée de 1817 sur les agitations du côté de Vesoul, avec notice biographique.
Duc d'Elchingen [1804-1854], 2e fils du Maréchal Ney. Lettre autographe au Marquis de Beaumont.
Comte d'Esclaibes [1783-1845]. Lettre autographe signée de 1820 au sujet de la GardeRoyale, avec notice.
Feisthamel [1791-1851]. Lettre autographe signée de 1849, sur enquête de gendarmerie, avec notice biographique.
Forgeot [né en 1810]. Lettre autographe signée de 1843, avec notice biographique.
Garnier de Labareyre. Lettre autographe signée de 1848, comme lt-colonel du 10e chasseurs.
Gondrecourt [né en Guadeloupe en 1816]. Lettre autographe signée de 1847 au Duc de Nemours, avec notice.
Gourgues. Lettre autographe signée de 1831 au général Durrieu, avec marques postales 60/PP/F.
Jacobi. Lettre autographe signée au général Janin.
Joly [né en 1792]. Lettre autographe signée de 1850 au général d'Arbouville, avec notice biographique.
Joly. Lettre autographe signée de 1852 au général Bourjally, au sujet de son aide de camp.
Jourjon [né en 1807, tué à Solferino en 1859]. Lettre autographe signée de 1850 avec notice biographique.
Collection de 33 lettres de généraux, toutes entièrement autographes, de la Restauration au Second Empire, avec souvent des textes intéressants.
GÉNÉRAUX XIXe SIÈCLE de K à Z.
Ensemble de 36 lettres de généraux du début XIXe siècle.
Lamotterouge [né en 1804]. Lettre autographe signée de 1853 au sujet du 37e de ligne, avec notice biographique.
Lascours [1786- 1850]. Lettre autographe signée au Duc de Nemours, de 1843, au sujet du Camp de Lyon, avec notice biographique.
Leclerc d'Ostein [1776-1857]. Pièce autographe signée de 1825, avec notice biographique (déchirure).
Merlin. Lettre autographe signée de 1835, au sujet de la Garde municipale de Paris.
Meslin [1785-1872]. Lettre autographe signée de 1845 au général de St-Yon, sur sa dignité de Pair, avec notice.
Moncel [né en1783], notice auto biographique pour demander la Pairie.
Montesquiou-Fézensac [1788-1867], aide de camp de Napoléon 1er. Lettre autographe signée de 1840 au général Cubières, avec notice biographique.
Montesquiou-Fézensac [1788-1867], aide de camp de Napoléon 1er. Lettre autographe signée de1847, au sujet de son neveu, sous-officier au 12e puis 2e Dragons.
Michaux. Pièce signée de 1836, acte de vente d'une propriété du canton de Fère.
Michaux. Lettre autographe signée de 1838 avec marques postales de Versailles.
Neigre [1805-1875]. Lettre autographe signée de 1858 au général de Tartas, sur son commandement au camp de chalons, avec notice.
Pelleport. Lettre autographe signée de 1840 à un colonel sur un voyage à La Bastide.
Perrot [1791-1865]. Lettre autographe signée de 1845 au Duc d'Aumale sur les nouveaux uniformes d'officiers au camp de la Gironde, avec notice.
Perrot [1791-1865]. Lettre autographe signée au Duc d'Aumale sur son arrivée au Camp de la Gironde, avec notice.
Piré. Lettre autographe signée de 1844 à un maréchal, sur sa destitution, avec notice.
Rachis [né en 1787]. Lettre autographe signée de 1846 au Duc de Nemours, avec notice.
Rachis [né en 1787]. Lettre autographe signée de 1834 à La Rochelle, comme colonel du 14e RI, avec notice.
Rigny [1790-1873]). Lettre autographe signée au sujet de la cavalerie de la Garde Royale.
Roguet [1800-1877], ancien page de Napoléon 1er. Lettre autographe signée de Rochefort au général Pelleport, avec notice biographique.
Saint-Joseph [1787-1866], las de 1845 au sujet du 4e RI, avec notice biographique.
Saint-Marceau [1768-1837], ancien aide de camp du Prince de Condé, las de 1829 ; avec notice biographique.
Sebastiani [1786- 1871], ls de 1843 ; avec notice biographique.
Sébastiani [1786-1871], apostille autographe signée sur une lettre de 1843 d'un collaborateur du Moniteur de l'Armée.
Sencier, général en 1855 ; las de 1858.
Simon-Lorière [né à Blois en 1785]. Lettre autographe signée de 1839 au sujet du 1er régiment de Chasseurs.
Tartas de Conque [1796-1860]. Lettre autographe signée d'Agen de 1847 ; avec notice biographique.
Tempoure [né à Nérac en 1790]. Lettre autographe signée de 1830 au sujet d'un sabotage au 7e léger. Notice jointe.
Thierry [né en 1790]. Lettre autographe signée de Rochefort en 1838.
Tournemine [1788-1865]. Lettre autographe signée de 1849, avec notice biographique.
Trézel [1780-1860], général et ministre. Lettre autographe signée de janvier1835, avec notice biographique.
Trézel. Lettre autographe signée de décembre 1835, sur l'artillerie de marine.
Trézel. Pièce autographe signée de 1835 ; rapport confidentiel sur les 44e et 57e régiments.
Tugnot de Lanoye [1783-1875]. Lettre autographe signée de 1846 au ministre des Affaires étrangères, avec notice biographique.
Voirol [né en 1781]. Lettre autographe signée de 1833, au sujet d'un départ pour Oran. Notice biographique jointe.
Voirol [né en 1781]. Lettre autographe signée de 1847 au général Trézel, au sujet de sa nomination comme ministre de la guerre.
Ensemble de 36 lettres, la plupart entièrement autographes, et souvent intéressantes.
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GUILLAUME III [Bruxelles, 1817 - Apeldoorn, Pays-Bas, 1890], roi des Pays-Bas et grand-duc du Luxembourg.
Lettre signée, adressée à une musicienne. La Haye, 25 décembre 1874 ; 3 pages in-4°. Il lui est reconnaissant de prendre soin de sa « Pensionnaire de 1ère classe », Mlle Van Erps Reerink et de l'avoir invitée à la soirée musicale qu'elle organise chez elle. Il s'efforce ensuite de la rassurer au sujet de l'audition que la jeune élève va donner prochainement devant un « aréopage de grands musiciens et de grands maîtres » sur la scène du théâtre du château royal de Loc : « Il suffira pour cela de vous nommer les noms de Messieurs Reber, Ambroise Thomas, Félicien David et Liszt, en effet ces Messieurs dont la plupart sont auteurs d'ouvrages distingués qui ont obtenu de grands succès ainsi que la sanction des publics devant lesquels ils ont été joués, tous ces Messieurs savent ce que c'est que des voix et qu'écrire pour elles et Mademoiselle Reerink n'a aucune crainte à avoir, ni vous pour sa réussite complète et certes que la meilleure de toutes les recommandations est celle d'être votre élève. »
On joint une lettre autographe signée de Sophie, reine des Pays-Bas, épouse de Guillaume III. Sans date ; 2 pages in-8°, en allemand. Remerciements pour une communication quelle a reçue dans sa chambre de malade où la retient une mauvaise fièvre.
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HENRI II [Saint-Germain-en-Laye, 1519 - Paris, 1559], roi de France de 1547 à 1559.
Lettre signée « Henry », adressée à Jean de Senarpont, gouverneur et lieutenant général du Boulonnais ; contresignée par Claude de Laubespine. Veules, 12 août 1557 ; 1 page in-folio avec adresse, légère mouillure. Juste après la bataille de Saint-Quentin (10 août 1557). « Je vous ay adverty de la fortune advenue a mon armée et a mes cousins les Connestables et Maral de St André […]. Il faut que le S. de Sanssac et sa compaignye qui est dedans Ardres se retire à Han (Ham) », etc.
La bataille de Saint-Quentin (10 août 1557) vit l'écrasante victoire espagnole sur la France. Par cette victoire d' Emmanuel-Philibert de Savoie sur le connétable de Montmorency, Saint-Quentin passe aux Espagnols, la route de Paris est ouverte, mais l'armée de Philippe II, forte de 60 000 hommes, ne marchera finalement pas sur la capitale des rois de France. La résistance des Saint-Quentinois conduits par Gaspard de Coligny, parvenu dans la ville dans la nuit du 2 au 3 août 1557 avec 500 hommes armés fut héroïque et dura dix-sept jours, mais le massacre qui eut lieu sous ses murs laissa sa trace dans l'histoire.
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HENRI II [Saint-Germain-en-Laye, 1519 - Paris, 1559], roi de France de 1547 à 1559.
Lettre signée « Henry », adressée à Jean de Senarpont, gouverneur et lieutenant général du Boulonnais ; contresignée par Jacques Bourdin. Paris, 15 août 1557 ; 1 page in-folio avec adresse. Après la bataille de Saint-Quentin (10 août 1557). Le roi est heureux de savoir que les places de son « bout de frontière » font leurs récoltes, dont il faudra mettre la plus grande part dans ces places « pour oster le moien a mon ennemy de sen prevaloyr; il faut aussi s'approcher d'Abbeville et veiller à la conservation du plat pays et de mes pauvres subgectz qui lhabitent ».
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HENRI II [Saint-Germain-en-Laye, 1519 - Paris, 1559], roi de France de 1547 à 1559.
Lettre signée « Henry », adressée à Jean de Senarpont, gouverneur et lieutenant général du Boulonnais ; contresignée par Jacques Bourdin. Paris, 20 août 1557 1 page in-folio avec adresse. Dix jours après la défaite de Saint-Quentin (10 août 1557), le roi a appris « que vos voysins se renforcent a vostre bout de frontiere » et prend des mesures pour lever des troupes de gens de pied et, si besoin de la cavalerie.
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HENRI III [Fontainebleau, 1551 - Saint-Cloud, 1589], roi de France.
Lettre signée, adressée à Jean de Senarpont, capitaine de cinquante lanciers, contresignée par Simon Fizes. Saint-Maur-des-Fossés, 7 septembre 1568 ; 1 page in-folio, adresse.
« Vous verrez ce que le Roy monseigneur et frere [Charles IX] vous escript touchant linstruction quil a envoiée a tous ses lieutenans generaulx des provinces de son royaume [...]. Il na entendu la fere pour vostre regard car il se tient si asseuré de vous que il nen veult plus avoir ni prendre plus grande asseurance comme vous dira mon cousin le Mareschal de Cossé et si vous voullez envoier vostre filz aisné pour le servir ou demeurer aupres de moy il sera le tresbien venu et receu de nous tres voullontiers. »
HENRI III [Fontainebleau, 1551 - Saint-Cloud, 1589], roi de France.
Pièce signée « Henri », adressée à son « ame et feal conseiller et trésorier de [son] espargne Me Pierre Molan ». Paris, 1er mars 1583 ; 1 page in-folio oblongue (440 X 160 mm), sur vélin. En-tête manuscrit « Henry par la grace de Dieu Roy de France et de Pologne ».
Il lui réclame « 4000 escus », à délivrer « comptant en nos mains » et à prélever sur « les deniers de notre espargne de la présente année ». Cette somme, le roi souhaite l'employer, selon la formule consacrée, « en certaine affaire concernant notre service dont nous ne voullons (sic) estre cy faicte aucune mention ne declaration ». Elle sera « passée et allouée en la despence de vos comptes, deduicte et rabatue de votre dite recepte par nos ames et feaulx les gens de nos comptes » ; auxquels le roi demande d'« ainsi le faire sans difficulté. » « Car tel est notre plaisir. »
Notons que le roi a gardé son titre de roi de Pologne, alors qu'il n'y règne plus depuis 1574.
Quant au destinataire, Pierre Mollan, conseiller du roi et trésorier de l'épargne (charge qu'il résigne en février 1589 pour devenir intendant des finances), il est resté célèbre pour sa corruption, amassant secrètement plusieurs centaines de milliers d'écus, ce qui lui vaut d'être cité dans la Satire Ménipée et qualifié d' « archilarron » par le mémorialiste Pierre de l'Estoile. (Avec l'aimable collaboration de Rémy Gaillard)
LA FAYETTE Marie-Joseph-Paul-Yves Roch Gilbert Motier, marquis de [Chavaniac, 1757 - Paris, 1834], général et homme politique français.
Pièce signée. Hôtel de ville de Paris, 1er septembre 1789 ; 1 page in-folio. En-tête imprimé « Garde-Nationale Parisienne ». Brevet de sous-lieutenant en faveur de Philibert Migniot, ancien sergent du régiment des gardes françaises. Le document est aussi signé par Bailly, en tant que maire de Paris, et Poirey. Rare document sous la Révolution.
LALOY Pierre-Antoine [Doulevant-le-Château, 1749 - Chaumont, 1846], député à la Convention de la Haute-Marne.
Lettre autographe signée. Chaumont, 10 germinal an VI [30 mars 1798] ; 1 page 1/4 in-folio, sur papier à en-tête imprimé « Le Commissaire du Directoire exécutif près l'Administration Centrale du Département de la Haute-Marne », avec petite vignette. Il vient de recevoir « 290 exemplaires in-8° de l'adresse du directoire aux électeurs de l'an 6 et pareil nombre d'un imprimé même format sur les élections. J'en adresse à mes collèges près les municipalités un nombre suffisant pour qu'il en soit remis un à chacun des électeurs de leur canton. »
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[LENFANT Anne-Alexandre-Charles [Lyon, 1726 - prison de l'Abbaye, 1792], jésuite, prédicateur, confesseur de Louis XVI sous la Révolution.]
Pièce signée par les administrateurs de police P.-M. Joly et Cheradame. Paris, 30 août 1792 ; 1 page in-4°. En-tête imprimé « Municipalité de Paris ». Ordre d'incarcération dans la prison de l'Abbaye : « Ordre au concierge de la prison de l'Abbaye de recevoir le prisonnier Anne Alexandre Charles Marie Lenfant qui lui est envoyé & il le gardera jusqu'à nouvel ordre. » Le détenu a été exécuté quelques jours plus tard. Cachet de la collection Crawford. Pièce historique.
LÉON XII (Annibale Sermattei Della Genga, dit) [Genga, Ancône, 1760 - Rome, 1829], pape.
Bulle papale. Rome « apud Sanctum Petrum » 18 septembre 1825 ; vélin in-folio oblong (720 x 480 mm). Preuve de privilège en faveur de Johannes Joachim da Silva du Oporto (Portugal).
LOIRE - SAINT-ÉTIENNE.
Lettre signée par les trois membres du conseil d'administration des Armes, adressée au citoyen Montlezun, chef de bataillon d'artillerie, agent provisoire du gouvernement près la Manufacture d'armes de Saint-Étienne. Commune-d'Armes, 15 nivôse an V [4 janvier 1797], 2 pages in-folio, en-tête imprimé « Manufacture de Commune-d'Armes - Conseil d'administration des Armes », avec un bonnet phrygien en vignette, adresse avec belles marques postales « Consil d'adon des armes ». « Il est entré dans nos dépôts quelques fusils ou paires de pistolets, dont le prix n'a pas été payé, soit que le fabricant n'ait pas voulu recevoir par ce que les assignats ne valaient rien alors, ou qu'ils soient entrés depuis la demonétisation, dans le premier cas le payement seroit compris dans la classe des dettes arriérées, réduites à environ 48 sous par fusil » ; mais ils craignent « des plaintes de la part des malheureux qui ont été les plus exacts, et proposent de tout payer au dernier prix ».
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LOUIS XVI [Versailles, 1754 - Paris, 1793], roi de France.
Pièce signée « Louis », par le roi avec le mot autographe « bon » de sa main. En-tête gravé. Versailles, 28 mars 1779 ; 1 page in-folio. « Il est ordonné au Garde de mon trésor royal M. Joseph Micault d'Harvelay de payer comptant au S. Pichard, Président de mon Parlement de Bordeaux, la somme de six mille livres pour une année échue […] que le feu Roi mon ayeul lui avait accordée en 1771 et que je lui ai conservée en considération de ses services. » La signature a été rayée d'un trait de plume pour preuve du paiement.
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MARIE-JOSÉPHINE LOUISE DE SAVOIE comtesse de Provence [Turin, 1753 - Hartwell, comté de Buckingham, 1810], fille de Victor-Amédée III, roi de Sardaigne, épouse de Louis XVIII.
Pièce signée « Marie Joséphine Louise », contresignée par Pasquier de La Haye. Versailles, 1er janvier 1782 ; 6 pages 1/2 in-folio. « État des Sommes en argent que Madame a accordé à aucun des officiers de sa maison pour leur tenir lieu de logement et qu'elle veut et ordonne être payées par M. Geoffroy Chalat de Vérin, Trésorier général de ses maisons et finances pendant la présente année mil sept cent quatre-vingt-deux. » Intéressant document donnant la liste et les sommes dépensées pour tous les serviteurs de cette princesse pour l'année 1782.
MIROMESNIL Armand Thomas Hue de [Mardié, 1723 - château de Miromesnil, 1796], magistrat français, garde des Sceaux, il combattit en vain les édits de Turgot, mais approuva l'abolition de la question préparatoire (1780). Opposé à Calonne et trop attaché à
Pièce signée. Versailles, 1er mai 1775 ; 1 page in-folio oblongue sur vélin, restant de sceau de cire pendant au parchemin. En-tête manuscrit à son nom. Nomination de secrétaire du roi en la chancellerie près la Cour souveraine de Lorraine à Nancy donnée à Jean-Baptiste Vigiere de Fargre.
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MONTMORENCY Anne, duc de [Chantilly, 1493 - Paris, 1567], maréchal et connétable de France.
Lettre signée avec compliment autographe, adressée à Jean de Senarpont, gouverneur du Boulonnais, puis capitaine et lieutenant du roi au gouvernement de Picardie. Chantilly, 14 novembre 1559 ; 1 page in-folio avec adresse (petits manques à un bord de la lettre). Son neveu d'Andellot partira le lendemain matin pour Calais : « Il va fere embarquer les soldatz qui y doibvent aller. Je suys bien aise dequoy vouz alles pour recepvoir noz places de Picardye et en seray encores plus quant je scauray que vous serez dedans. » Puis il évoque la chasse au faucon. Autographe rare.
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MONTMORENCY Henri Ier, duc de [Chantilly, 1534 - Pézenas, 1614], maréchal de France et connétable, gouverneur du Languedoc. Il accompagna Marie Stuart en Écosse. Chef du parti des Politiques, il favorisa l'avènement d'Henri IV.
Lettre signée « Montmorency », 1 page in-4 ; Paris, 28 mai 1610, adresse au dos. Manque de papier dans la marge supérieure gauche, sans perte de texte (languette d'ouverture). Henri IV étant mort quatorze jours plus tôt, Charlotte de Condé peut rentrer en France. Henri de Montmorency exprime son intention de faire revenir sa fille auprès de lui. Il rappelle que les archiducs lui ont promis de ne pas la remettre au pouvoir du prince sans son consentement. « Je vous remercie de tout mon coeur du soing que vous avez des affaires de madame la princesse ma fille [...] Je persevere a vouloir retirer madite fille prez de moy, surquoy vous sçaurez l' intention de Leurs Altesses que si elles diffèrent à me donner ce contentement vous les supplirez, mais ce sera lors quil ny aura plus desperance du retour de madite fille. Quils se souviennent de la parolle quils mon donnée par [...] leur Ambassadeur que ma fille ne sera point remise au pouvoir de M. le prince que par son consentement et le mien laquelle promesse vous les supplierez de renouveller et dobtenir. Girard vous dira particullièrement comme la Royne ayme ma fille et vous fera veoir la response que Sa Ma.[jes]té luy a faict. » L'assassinat du roi, deux semaines plus tôt (14 mai 1610),mettait un terme à l'exil de Charlotte de Montmorency, princesse de Condé qui, ayant excité la passion de Henri IV, avait été emmenée hors de France par son mari.
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MONTPENSIER Anne-Marie-Louise d'Orléans, duchesse de (dite La Grande Mademoiselle) [Paris, 1627 - id., 1693], héroïne de la Fronde ; elle commanda les canons de la Bastille contre les troupes royales ; elle épousa secrètement Lauzun.
Lettre autographe signée, adressée à sa tante Marie-Christine de France, duchesse de Savoie. [Paris, fin octobre 1638] ; 1 page in-4°, adresse autographe sur la 4e page et deux jolis petits cachets de cire rouge sur fils de soie rose. Rare lettre écrite à l'âge de onze ans, à l'occasion de la mort (4 octobre 1638) du jeune duc François-Jacinte, fils et successeur de Victor-Amédée Ier. « Madame ma tante, Je desires estre ases heureuse pour vous pouvoir consoler de votre perte et vous y soulager et servir comme j'y suis obligee », etc. Mme de Montpensier a pris part à la Fronde jusqu'à faire tirer le canon de la Bastille sur les troupes royales pour défendre Condé.
MORAZÉ Charles [Lambersart, 1913 - Paris, 2003], historien français qui a grandement contribué à l'essor et l'institutionalisation des sciences humaines en France.
Ensemble de 3 lettres autographes signées, adressées à Christiane Raoul-Duval :
- 1944 ; 1 page 1/2 in-4°. « Je suis impardonnable mais je serai, j'espère, pardonné. Je vais encore au bois aux bords de la Seine. Je travaille dans mon atelier. Vos lettres me font le plus grand plaisir. […] J'irai vous voir bientôt, peut-être avec Philippe, si vous voulez me répondre sur ce point à moi directement. »
- 1946 ; 2 pages in-4°, enveloppe jointe : « Le Vaudreuil vous inspire une description bien charmante et j'envie votre chance d'habiter cette demeure […]. Y habitez-vous encore longtemps, rentrez-vous à Paris ? […] J'ai été bien privé de musique et j'ai une inconcevable tendresse pour le sieur Bach que je n'ai pas relu depuis longtemps. »
- Sans date ; 2 pages in-8°, enveloppe jointe. « Je sais que ma vie est, comme mon appartement, sans fleurs. Peut-être parce que les fleurs réduisent les jardiniers en esclavage. Pas les fleurs des champs pourtant, dont vous m'évoquez les brassées. Mais où sont les fleurs des champs ? »
NAPOLÉON Ier (Napoléon Bonaparte) [Ajaccio, 1769 - île de Sainte-Hélène, 1821], empereur des Français.
Pièce signée « Bonaparte ». Paris, 19 fructidor an VIII [6 septembre 1800] ; 1 page in-folio oblongue sur parchemin. Commission du préfet du Calvados en faveur du général Dugua. Le document est signé par Lucien Bonaparte et Hugues Maret. Bel encadrement doré.
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NAPOLÉON III (Charles Louis Napoléon Bonaparte) [Paris, 1808 - Chislehurst, 1873], empereur des Français.
Lettre signée « Napoléon », adressée à un maréchal. Palais des Tuileries 24 avril 1850 ; 1 page in-8°. Papier avec « N » couronné en empreinte à sec. Lettre concernant le « chef-lieu de la nouvelle division militaire, car les observations du maréchal Castellane et d'autres encore qui me sont parvenues méritent une sérieuse attention ». Il évoque ensuite le problème des garnisons à envoyer à Annecy : « Le ministre des affaires étrangères pense qu'il faut attendre le vote du parlement sarde. »
NAPOLÉON III (Charles Louis Napoléon Bonaparte) [Paris, 1808 - Chislehurst, 1873], empereur des Français.
Lettre autographe signée. « Isle of Wright, the 19 sept 1872 » ; 1/4 page in-12, brunissures. Court billet depuis son exil : « I send you the photographs […] Napoléon ».
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PERSHING John Joseph [dans le Missouri, 1860 - Washington, 1948], général américain.
Lettr signée, adressée au commandant Weill. Washington, 11 septembre 1920 ; 1 page in-8°, en anglais, enveloppe jointe. En-tête imprimé « General of the Armies of the United States ». Il est très honnoré d'être invité par le maréchal Foch pour le centenaire de la mort de Napoléon Ier. C'est avec plaisir qu'il s'y rendra. « I am much honored that Marshal Foch […] should desire to have me act as an honorary official in connection with the celebration of the one hundredth anniversary of the death of Napoleon ».
PRÉFETS DE POLICE.
Réunion de 21 lettre autographes signées, lettres signées ou cartes signées par des préfets de police, de 1815 à 1934 :
- Eustache-Marie-Pierre-Marc-Antoine Courtin [Lisieux, 1768- 1839] ; éphémère préfet de police du 2 au 15 juillet 1815, puis proscrit du 24 juillet. Lettre signée, adressée à la Princesse Hortense (fille de l'ex-impératrice)1823 ; 1 page in 4°.
- Amédée Girod de l'Ain [Gex, 1781-1847] ; préfet de police d'août à novembre 1830. Lettre signée de 1830 comme préfet ; 1 page in-4° avec en-tête imprimé.
- Henri Gisquet [1792-1866] ; préfet de police de 1831 à 1836. Lettre autographe signée de 1832 comme préfet de police. 2 pages in-4° avec en-tête imprimé.
- Pierre Carlier [1799-1858] ; préfet de police de novembre 1849 à 1851. Lettre autographe signée de 1831 comme directeur de la police municipale de Paris. 1p in-8° avec en-tête imprimé.
- Symphorien Boitelle [1813-1897] ; préfet de police de 1858 à 1866). Lettre signée de 1859 comme préfet de police ; 1 page in-4° avec en-tête imprimé.
- Charles Blanc [1857-1915] ; préfet de police de octobre 1897 à juin 1899. Lettre signée de mars 1897 comme directeur de la Sûreté Générale (juste avant sa nomination de préfet). 1 page in-4° avec en-tête imprimé.
- Louis Lépine [1846-1933], préfet de 1893 à 1897 et de 1899 à 1913. Lettre signée de 1908 comme préfet. 1 page in-4° avec en-tête imprimé.
- Célestin Hennion [1862-1915] ; préfet de mars 1913 à septembre 1914. Le fondateur des « Brigades du Tigre ». Lettre autographe signée [1913] comme préfet. 2 pages in-12 avec en-tête imprimé.
- Émile Laurent [1852-1930]. Préfet de police de 1914 à 1917, après en avoir été secrétaire général depuis 1892. Lettre autographe signée de 1892 comme secrétaire général de la Préfecture ; 2 pages in-8° avec en-tête imprimé. Joint : une carte de visite comme préfet de police.
- Émile Laurent. Lettre signée de 1896 comme secrétaire général de la préfecture. 1 page in-4° en-tête imprimé. Joints : 2 cartes de visite autographes comme préfet de police (1916), 2 lettres autographes signées de 1892 comme préfet du Tarn, 1 carte de visite comme secrétaire général de la préfecture, et 1 carte de visite comme préfet du Tarn de 1891.
- Jean Chiappe [1878-1940] ; préfet de mai 1927 à février 1934. Carte autographe signée sur bristol de 1933 comme préfet de police. 1 page in-12 avec en-tête imprimé.
- Jean Chiappe. Page de titre de son livre « paroles d'ordre », avec dédicace signée. 1 page in-12.
- Adrien Bonnefoy-Sibour ; préfet de février à avril 1934. Carte autographe signée sur bristol de 1928, comme préfet de Seine et Oise. 2 pages in-12 avec en-tête imprimé.
- Roger Langeron ; préfet d'avril 1934 à 1941. Carte de visite autographe de 1934 comme préfet de Police. 1 page in-12 avec en-tête imprimé.
Joints :
- Une convocation à la brigade criminelle de 1965 pour le meurtre de Courtry.
- Une carte de l'Union des Anciens Combattants de la Préfecture de Police de 1939.
- Deux cartes de visites autographes signées de Georges Thomé, directeur de la Sûreté Générale en 1932.
- Deux lettres autographes signées de Charles Meyer, directeur de la Police Judiciaire en 1934.
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