|
![]() autographes@wanadoo.fr |
|
| 138 document(s) | [ Other Pages: 1 2 3] | Other request ? | Autre recherche ? |
|
Littérature Literature |
|
Best View |
AICARD Jean [Toulon, 1848 - Paris, 1921], poète et romancier français.
Quatrain autographe signé. Sans date ; 1 page in-8° :
« Que chaque homme console un homme,
Fasse un bien, donne une pitié...
Ne t’occupe pas de la somme :
Le pain sera multiplié.
Jean Aicard ».
Il ajoute : « Et merci, […] pour les choses aimables que vous voulez bien me dire. »
AMPÈRE Jean-Jacques [Lyon, 1800 - Pau, 1864], écrivain et historien français.
Lettre autographe signée. 26 avril [1844] ; 2 pages in-8°. « Je regrette de ne pas m’être trouvé hier chez moi […]. J’attendais pour le faire d’avoir achevé de vous lire mais j’en ai lu assez pour trouver dans votre livre les qualités que je vous connaissais : des études variées, un style […] un esprit indépendant et sincère - nos opinions littéraires ne sont pas tout à fait les mêmes — mais cela n’ôte rien, monsieur, à l’estime que j’ai de vos solides travaux. »
|
Best View |
ARAGO Jacques-Étienne-Victor [Estagel, 1790 - Brésil, 1855], écrivain français.
Pièce signée. « Ce 8 avril 1848 » ; 1/2 page in-4°, signée au crayon. « Je recommande très chaudement le nommé Jean Brunat au sous lieutenant de la 4e compagnie de la colonne italienne à qui je serre fraternellement la main. Vive l’alliance des peuples, à bas tout despotisme ».
ARLAND Marcel [Varennes-sur-Armance, 1899 - Brinville, 1986], écrivain français.
Lettre autographe signée, adressée à Thierry Maulnier. Châtenay-Malabry, 5 juin 1933 ; 1 page in-4°, en-tête gravé. « Votre Nietzsche est beau et souvent admirable. Il y passe un grand air libre, qui émeut et réconforte. C’est un livre qui vous crée bien des devoirs. »
|
Best View |
ARTAUD Antonin [Marseille, 1896 - Ivry-sur-Seine, 1948], acteur et écrivain français.
Lettre autographe signée, adressée à son « cher ami » [André Rolland de Renéville]. « Samedi soir » [22 octobre 1932] ; 1 page in-4° (207 X 217 mm) sur une feuille extraite d’un cahier de comptes. Sur un problème d’argent qu’il devait rembourser. « J’ai été extrêmement ennuyé toute la journée à votre sujet. » Il n’a pas pu disposer de la somme qu’il devait avant ce matin et ne pouvait la rendre que ce soir. « A votre disposition pour un service de même genre. La personne que vous m’avez envoyée est venue.» Belle présentation.
BENJAMIN René [Paris, 1885 - id., 1948], écrivain français.
2 lettres autographes signées. 26 mars 1938 : concernant son rendez-vous à Reims ; 13 mars 1938 : concernant la conférence « Le Coeur de l’Espagne » : « Je vous demanderais deux mille francs, tous frais compris. »
|
Best View |
BERGSON Henri [Paris, 1859 - Paris, 1941], philosophe français.
Lettre autographe signée, adressée à M. Pichard. « Ecole Nomale Supérieure, rue d’Ulm », [1881] ; 4 pages in-16. Il a appris que son correspondant était définitivement installé à Saint-Lô. « J’étais bien persuadé que vous y réussiriez, mais je comprends que vous regrettiez Paris. Je me doute un peu de ce que doit être la vie de province, avec les ennuis de toute sorte, les cancans, les voisins qui fourrent le nez dans vos affaires et l’abrutissement final. Je vais avoir à goûter de cette vie là l’an prochain, et je ne m’en réjouis pas, je vous assure. Au moins vous êtes libre ; et je ne le serais pas, étant professeur […]. Vous finirez par vous mettre dans la politique, vous y êtes prédestiné, je vous l’ai toujours dit. Il est vrai que le moment n’est pas favorable ; c’est un aplatissement universel devant Gambetta ; jamais je n’aurais cru qu’on pût en venir à ce point d’imbécillité. Mais raison de plus pour lutter. » Il a suivi l’incident Rochefort et est « bien peiné du rôle qu’y joue Reinach. […] La lettre aura été trouvée dans les papiers de Joly, et Gambetta la lui aura donné, sans explication. […] Du reste il est devenu paraît-il le domestique de la maison Gambetta et Cie ; c’est lui qui publie une édition des discours du maître, pour lui permettre d’entrer à l’Académie Française, où il fera certainement craquer son fauteuil. […] Pour moi, je suis en plein dans la métaphysique, préparant mon agrégation de philosophie, que je dois passer à la fin de l’année. Je ne sais pas où je serai envoyé à mon sortir de l’École ; mais je suis décidé quoi qu’il arrive, à faire ma médecine, comme vous me l’avez d’ailleurs conseillé autrefois : je vois qu’il n’y a pas moyen, sans cela, de s’occuper de philosophie. » Très belle lettre.
|
Best View |
BOTREL Théodore [Dinan, 1868 - Pont-Aven, 1925], chansonnier français.
Ensemble de :
— 1 carte autographe signée. 30 décembre 1899 ; 2 pages in-16 oblongues : « Je suis touché de la large place que vous voulez bien donner à mes humbles chansons dans votre “Pays des Calvaires”. Merci et de tout cœur et pour moi et pour mon Pays que vous aimez comme un Breton de naissance (mieux que certains) que vous chantez si pieusement, si noblement ! Au gui, l’an neuf ! Joie et santé à vous et aux êtres qui vous sont chers. »
— 1 carte postale autographe signée. Sans date ; 90 X 140 mm. « Merci de vos poétiques envois et mes vives félicitations. […] Je n’interprète que mes œuvres n’étant pas un directeur... mais un barde errant... et en marge ! »
BROUSSON Jean-Jacques [Nîmes, 1878 - Uzès, 1958], écrivain français.
Lettre signée, adressée à M. Guyot. « Samedi 30 Xbre 1933 » ; 1 page 1/2 in-4°. « Décidément, je vous laisserai réveillonner sans moi, dimanche soir. Je suis si las, si aphone, si maussade que j’attristerai par ma présence, l’inauguration de cette nouvelle année pleine — je l’espère — de prospérité. […] Je suis à peu près frigorifié. Tout ce qui me reste de chaleur vitale s’est réfugiée au coeur. Ai-je besoin de vous dire que ce coeur bat […] vieux soit-il et angoissé, pour vous et les vôtres. »
BUTOR Michel [Mons-en-Barœul, 1926], écrivain français.
Carte autographe signée, adressée à Michel Moy. Ste Geneviève les Bois, le 27 février 1967 ; 1 page in-12 oblongue. Il le remercie pour son aimable lettre. « En effet je viens tous les mercredis rue Sébastien Bottin. » Il lui promet d’aller le voir rue St Simon mercredi prochain « mais ce n’est pas sûr », sinon la semaine d’après.
|
Best View |
CARCO Francis (François Carcopino-Tusoli, dit) [Nouméa, 1886 - Paris, 1958], écrivain français.
Tapuscrit avec additions et corrections autographes (incomplet), [Panam, 1922 ?] ; 154 pages in-4° (fentes et effrangures à plusieurs pages), en feuilles sous boîte entoilée avec pièce de titre.
Dactylographie très corrigée et remaniée de Paname, roman-reportage publié pour la première fois dans la collection Les Contemporains de Stock en 1922 sous le titre Panam, puis en 1927 sous son titre définitif Paname chez Jonquières avec des illustrations de Jean Oberlé. Manquent ici les pages 1 et 35, et le dénouement (le texte s’interrompt au chapitre XIV). Cette dactylographie, qui a servi pour l’impression de l’ouvrage, présente d’abondantes corrections et additions autographes de Carco :
suppressions au crayon gras bleu et remaniements, ajouts interlinéaires ou dans les marges, important travail de réécriture allant parfois (p. 102, 137) jusqu’à de nouvelles versions autographes d’une demi-page collées sur le texte primitif.
CHABANEIX Philippe [En mer devant Albany, 1898 - Paris, 1982], poète français.
Carte autographe signée, adressée à M. Talbot. [1964] ; 2 pages in-8°, oblongues. « Merci de votre gentille lettre. J’ai encore été malade en octobre. La santé, voilà ce qu’il nous faudrait de bon en cette année qui vient de naître ! Mon prochain livre paraîtra au mois d’avril ; un poème vous y est dédié. » On joint une carte de visite autographe.
|
Best View |
CHABANNES Jacques [Bordeaux, 1900 - 1994], romancier, historien, producteur et réalisateur français.
Lettre autographe signée, adressée à Paul Guth. Paris, 5 mai 1975 ; 1 page in-8°, enveloppe timbrée jointe. En-tête imprimé « Association des Écrivains Combattants ». « Je suis bouleversé car je sais que tu es sincère. Tu as écrit beaucoup d’articles sur mes livres nous ferons comme celui-là. Tu vas me rendre orgueilleux ! Je sens ma tête qui enfle ».
|
Best View |
CHATEAUBRIAND François René, vicomte de [Saint-Malo, 1768 - Paris, 1848], écrivain français.
Lettre signée, adressée à M. de Visien, secrétaire de légation. Paris, 28 juillet 1823 ; 1/2 page in-folio, enveloppe jointe avec marque postale « Ministère des Affaires Etrangères ». « J’ai l’honneur de vous annoncer que Sa Majesté a bien voulu vous nommer Secrétaire de Légation à Cassel. En vous faisant part de ce nouveau témoignage de confiance, je ne doute pas de votre empressement à le justifier par vos services. »
|
Best View |
CHATEAUBRIAND François René, vicomte de [Saint-Malo, 1768 - Paris, 1848], écrivain français.
Lettre autographe signée, [adressée au peintre Gérard ?]. Paris, le 27 février 1824 ; 2 pages in-4°. « Monsieur le Comte, Mde de Chateaubriand et moi serions désolés d’enlever à la gloire de M. Gérard et de lui dérober la moindre part de l’admiration que va lui mériter son nouveau chef-d’oeuvre. Si nous pouvions avoir seulement la St Thérèse vers le quinze du mois prochain, pour la grande fête de l’infirmerie, nous serions fort reconnaissants et fort heureux. Vous savez, Monsieur le Comte, combien je suis particulièrement dévoué à tout ce qui vous touche »
|
Best View |
COCTEAU Jean [Maisons-Laffitte, 1889 - Milly-la-Forêt, 1963], poète et écrivain français.
Transcription dactylographiée d’après enregistrement, avec corrections autographes du texte, de sa conférence sur « Pablo Picasso ». 9 juin 1953 ; 14 pages in-4°. « Improvisation faite à Rome le 9 juin 1953 au théâtre Eden pour l’exposition Picasso. Cette improvisation a été prise au magnétophone et transcrite par les soins des organisateurs du musée ». Nombreuses et intéressantes corrections de la main de Jean Cocteau. Précieux document.
COCTEAU Jean [Maisons-Laffitte, 1889 - Milly-la-Forêt, 1963], poète et écrivain français.
Lettre autographe signée, adressée à Maurice Delamain. Sans date ; 1 page in-4°. « Vous me rendrez un très grand service en vous mettant d’accord avec Hill and Wary au sujet des droits d’Orphée car l’absence de cette pièce et de la Voix humaine dans une édition à New York serait une vraie catastrophe irréparable. »
|
Best View |
COLETTE (Sidonie Gabrielle Colette, dite) [Saint-Sauveur-en-Puisaye, 1873 - Paris, 1954], romancière française.
Lettre autographe signée. Sans date ; 1 page in-8° oblongue. « Je ne sais que faire. Cet afflux de coupures n’est pas à la mesure de mon budget. Coupez, — ou trouvez quelque chose. Ci-joint je vous envoie un chèque de quinze mille, mais après ?? »
|
Best View |
COLETTE (Sidonie Gabrielle Colette, dite) [Saint-Sauveur-en-Puisaye, 1873 - Paris, 1954], romancière française.
Lettre autographe signée, adressée à M. Mazuyer. Paris, [24 octobre 1937] ; 1 page in-4° sur papier bleu, enveloppe timbrée jointe. « Fleurir ma chambre est en ce moment oeuvre d’amitié et de charité, tant j’y suis enfermée pour cause de travail ! C’est terrible, huit articles par semaine dont un de 300 lignes ! Plaignez-moi, et croyez à mes voeux les meilleurs. »
COLETTE (Sidonie Gabrielle Colette, dite) [Saint-Sauveur-en-Puisaye, 1873 - Paris, 1954], romancière française.
Lettre autographe signée, adressée à M. Mazuyer. [Paris] ; 3 pages 1/2 in-8°, en-tête « Claridge’s Hôtel ». « Je pourrai, incessamment retourner vous voir au laboratoire. Ce zona m’a fait souffrir d’une manière si vive et si inutile. Je souffre encore pas mal... Depuis que j’ai les poudres, je réfléchis sur elles. Les couleurs : parfait. Le corps lourd, je crois, va triompher, il me parait excellent, et la mode pousse les femmes vers les poudres un peu épaisses. C’est le parfum qu’il va falloir changer. Il s’impose un peu trop et incorporé aux poudres, il sent le savon. J’entend qu’il suggère l’idée d’un savon parfumé. […] C’est non seulement mon avis, mais celui de plusieurs amies ; l’une s’est même écriée, sans que je l’y ai poussée : “Louis, ça sent le savon !” […] L’huile Sumburu, que je voudrais appeler Phoebus […] me paraît bien séduisante. Je regrette la Cassie... Mais Cécile Sorel adore le parfum de la crème aliment. Alors... »
COPPÉE François [Paris, 1842 - id., 1908], poète français.
Lettre autographe signée. « 3 février » ; 1 page 1/2 in-8°. « Merci, Monsieur, de vos deux beaux volumes. Je suis plongé dans votre “Rousseau”. J’en lis quelques chapitres chaque soir, et, décidément, je me brouille avec le citoyen de Genève. […] Le pauvre fou ! et pardonnez-lui beaucoup, pour l’amour du style. J’ai aussi parcouru déjà vos “comédiens”. Vous avez raison. Le préjugé contre eux était monstrueux & absurde. Décorons Talma et enterrons la Raucourt en faux bourdon. On ne saurait trop honorer les bons serviteurs de l’art. Ils sont assez à plaindre, car toute leur gloire est viagère. Heureusement ce sont des âmes enfantines, à qui suffit la vanité de la minute vécue. »
|
Best View |
D’ANNUNZIO Gabriele [Pescara, 1863 - Gardone, 1938], écrivain, poète et dramaturge italien.
Lettre autographe signée. « Ce 15 août 1918 » ; 3 pages 1/2 in-4°, sur 2 feuilles à en-tête imprimé de son escadrille « Semper Adamas. Prima squadriglia navale. Il comandante ». Indisposé, il décline une invitation à déjeuner à la villa Paradiso : « J’espère pouvoir aller à mon escadrille dans l’après-midi. Mes officiers vont lever leurs verres à la gloire de la France, pour moi aussi. Tous les peuples libres et dignes de grandir sont témoins que le sang de la France ne fut jamais si précieux. Il sert aujourd’hui plus que jamais, contre la trahison et la corruption les plus lâches, à sauver la plus belle espérance de notre race et à trouver la plus haute pensée de la vie. Il servira demain à écrire les tables nouvelles pour la génération prochaine. Il est comme la splendeur présente de la foi que nous confessons.[…] C’est pour cela, mon camarade, que je veux encore crier encore une fois de toute mon âme : Vive la France ! » Texte magnifique.
DANIEL-ROPS (Henry Petiot, dit) [Épinal, 1901 - Tresserve, 1965], écrivain français.
Lettre autographe signée, adressée à « Mon cher Maître». Neuilly, 5 mars 1947 ; 1 page in-4°. « Non votre première lettre ne m’était pas encore parvenue : quelque amateur d’autographe sans doute... Hélas, mon exemple ne peut vous servir à rien ! J’avais dîné chez des amis avec notre ministre des finances de l’époque et, entre la poire et le fromage, je lui ai demandé votre gracieuseté, qu’il m’a accordée.»
DANINOS Pierre [Paris, 1913 - id., 2005], journaliste, romancier et humoriste français.
Lettre autographe signée, adressée à Gaston Picard. [8 novembre 1945] ; 2 pages in-4°, avec en-tête « United States Information Service », enveloppe jointe. « J’ai bien reçu votre lettre relative “Centre de Documentation de la B.N” et vous en remercie. Votre idée est excellente et j’aurais aimé vous entretenir des possibilités qu’il y aurait de l’étendre aux écrivains américains. […] J’aurais été très heureux de vous présenter Méridiens de vive voix, puisque mon intuition est de le présenter au Renaudot. Mais ne voulant pas perdre de temps, j’ai préféré vous l’envoyer avant de m’absenter. »
|
Best View |
DAUDET Alphonse [Nîmes, 1840 - Paris, 1897], romancier et auteur dramatique français.
Manuscrit autographe signé. 1 page 3/4 in-12. Étude sur Paul Hervieu, vraisemblablement faite pour paraître dans la Nouvelle Revue Internationale. Il en fait un vif éloge et le considère comme un peintre de la société autrement plus subtil et fort que Paul Bourget. « Comme romancier, Paul Hervieu me paraît au tout premier rang des écrivains dont la génération est le requin de la mienne. […] Mais je serais bien étonné qu’on reconnût à Paul Hervieu ces deux maîtrises de la scène et du livre qu’il possède selon moi. Cela est contraire à nos traditions. »
DAUDET Ernest [Nîmes, 1837 - Les Petites-Dalles, 1921], écrivain français.
Lettre autographe signée, adressée à un duc. « 16 juin » ; 1 page in-8°. « Je vous serais bien reconnaissant si vous pouviez disposer de deux billets pour la revue, pour votre respectueux et fidèle ami Léon Daudet. »
|
Best View |
DAUDET Léon [Paris, 1867 - Saint-Rémy-de-Provence, 1942], écrivain, journaliste et homme politique français.
Manuscrit autographe signé « Un fossile amusant ». [Mai 1935] ; 5 pages in-4° (avec insertion de 2 coupures de presse). Article paru dans L’Action Française du 13 mai 1935 (numéro joint), attaquant l’historien italien Guglielmo Ferrero, « coqueluche des salonnards parisiens » avant-guerre et aujourd’hui auteur d’un article « hilarant » plaidant pour une Europe paisible, fondée sur le droit et la démocratie. « Ce singulier bonhomme ne se demande pas un instant comment et pourquoi tant de nations européennes ont vomi, en même temps, la démocratie ; comment le fétiche du scrutin et de l’urne leur est subitement apparu, tels un cortège de désastres et son odeur de moisi. [...] Quant aux “oppositions formidables” à Hitler, elles se sont manifestées, en Allemagne, par la double et subite disparition, devant le Führer, de la sociale démocratie et du Lentium catholique. »
On joint une lettre autographe signée à un ami, une lettre signée de Georges Calzant sur ce manuscrit (en-tête « Fédération nationale des Camelots du Roi »), et des coupures de presse.
DEAUVILLE Max (Maurice Duwez,dit) [Ixelles, 1881 - idem, 1966], médecin et écrivain belge.
Contrat d’édition signé par Max Deauville. Louvain, 1er mars 1938 ; 2 pages in-8°. « Tamerlan et la courbe d’une étoile […] le manuscrit devra être soumis pour lecture aux Editions Neggor, le présent ne devenant définitif qu’après accord adressé à M. Max Deauville. »
DESCHAMPS Antoni (Antoine, dit) [Paris, 1800 - Passy, 1869], poète et écrivain français, frère d’Émile Deschamps.
Six lettres autographe signées, adressées à l’écrivain et patriote italien Giuseppe Ricciardi. Montmartre et Passy, 9 décembre 1844—27 janvier 1868 ; environ 11 pages in-8 ou in-12, quelques adresses. Intéressante correspondance politique et littéraire à l’écrivain et patriote italien Giuseppe Ricciardi (1808-1882), exilé en France. Longues lettres témoignant de son profond attachement à l’Italie - à laquelle il dit devoir son amour pour les arts et la poésie -, pays dont il embrasse la « cause sacrée » de l’indépendance, rendant notamment hommage à ses martyrs de Calabre (allusion à l’exécution en 1844 des frères Bandiera et de Domenico Moro, après une tentative insurrectionnelle à Cosenza). Longs passages relatifs au journal La Presse, devenu quelque peu frileux après sa suspension en 1857, et à la littérature française dont Antoine Deschamps cite plusieurs acteurs : Edouard Ploviers, Alexandre Dumas, son frère Emile Deschamps, Alexandre Chodzko, que Ricciardi a eu le bonheur de lui faire connaître, etc. Il annonce en outre la mort du Docteur Blanche dont il a été longtemps l’hôte et dont le fils a repris l'oeuvre, commente brièvement un discours de Montalembert, évoque les magnifiques obsèques faites à Béranger dont il avait la plus haute estime, annonce qu’il se rend chez Louise Colet, cite le journaliste Léon de Wailly (de L’Illustration) qui a certaines antennes en Italie et peut oeuvrer pour la cause sacrée de l’indépendance de ce pays en agissant prudemment pour ne pas éveiller l'attention de l’Autriche.
DESCHAMPS Émile [Bourges, 1791 - Versailles, 1871], poète français.
Lettre autographe signée. Paris, 3 avril 1841 ; 1 page in-8°. « Je n’ai reçu que très tard la très aimable lettre que vous aviez bien voulu remettre pour M. Arnaud. […] Je l’avais déjà rencontré dans le monde […] chez une des plus brillantes cantatrices de nos salons. Il a beaucoup de talent, il a tout pour réussir. […] J’ai bien reçu votre excellente brochure sur l’inondation. »
|
Best View |
DESCHAMPS Émile [Bourges, 1791 - Versailles, 1871], poète français.
Dizain autographe signé. Sans date ; 1 page in-8° oblongue.
« D’obscures travaux, de mon délire,
Tiennent les flancs enchaînés,
Et je ne dirai qu’à ma lyre
Mes vers, à l’oubli condamnés :
Telle, au fond d’un bois, Philomèle
À ses petits, craintifs comme elle,
Enseigne des airs ignorés ;
Ou tel un oranger sauvage
Laisse tomber sur le visage
Sa fleur blanche et ses fruits dorés. »
|
Best View |
DESCHAMPS Émile [Bourges, 1791 - Versailles, 1871], poète français.
Lettre autographe signée. Paris, le 1er septembre 1841 ; 3 pages in-8°. « J’ai lu quatre fois votre magnifique prospectus et l’article si profond et si brillant du n° d’hier. […] Je crois fermement à l’avenir du 19e siècle, et ma voix donne des échos partout. Soyez sûr que de grandes sympathies vous sont acquises. Un talent si littéraire et si poétique […] ne pourrait manquer d’y porter la lumière et la flamme. Je suis très fier aussi de voir mon nom figurer parmi ceux des collaborateurs littéraires du 19e siècle […]. Je n’ai pas de loisirs pour la publication d’un nouvel ouvrage qui est tout prêt et qui va rester dans des boîtes de carton, peut-être des mois entiers. […] Le feuilleton de M. Al. Dumas est excellent. Voilà de l’histoire intéressante, comme votre grand article sur la politique inspirée. »
|
Best View |
DICKENS Charles [Portsmouth, 1812 - Gad’s Hill, Kent, 1870], écrivain anglais.
Lettre autographe signée, adressée à M. Dixon. 1849 ; 1 page 1/2 in-8°, en anglais.
DIVOIRE Fernand-Jacques-Paul [Bruxelles, 1883 - Vaucresson, 1951], poète et écrivain français.
3 lettres autographes signées, adressées à Henri Lapauze :
— Sans date ; 1 page in-8°. En-tête de L’Intransigeant : « L’Intransigeant me charge de poser à quelques personnes compétentes cette question : Quel est le plus beau tableau du Louvre, celui qu’il faut mettre à la place de la Joconde ? »
— 1916 ; 1 page in-8°. « Nous ne nous serons point convaincus, puisque nous avons chacun nos preuves, mais chacun de nous sera sûr de l’entière sincérité de l’autre.»
— Paris, 4 février 1922 ; 1 page in-8°. En-tête de l’Association des courriéristes littéraires. Il propose un article.
|
Best View |
DORGELÈS Roland (Roland Lécavelé, dit) [Amiens, 1885 - Paris, 1973], écrivain français.
Pensée autographe signée. 1/2 page in-4°. Sur papier à son adresse gravée. « N’écoutez pas ces vieilles gens qui vous affirment que la jeunesse est la plus belle époque de l’existence. Ce serait trop triste et pour nous et pour vous... Roland Dorgelès ».
|
Best View |
DUMAS Charles [Paris, 1881 - L’Échelle-Saint-Aurin, 1914], poète français.
Long poème autographe. 5 pages in-4°. Intitulé « Élévation ».
« Aujourd'hui j’ai gravi la montagne. Aujourd’hui
J’ai bu tout l’or du ciel pour en cribler la nuit
Rouge sombre de ma souffrance ;
Je suis monté le front courbé, si triste et las
Mais j’avais soif d’être là-haut, puisque là-bas
Ondulait l’horizon de France
Ah ! Là-haut, ce serait l’air libre, l’océan
De lumière où mon cœur, dont un spasme géant
Fait craquer l’ardente carème
Où mon cœur bondissant, fou d’orgueil, aigle et roi
Déferlerait sa voile ou ses ailes en moi
Comme une pourpre souveraine.
[...]
Le Poète Inconnu.
DUMAS Fils (Alexandre Dumas, dit) [Paris, 1824 - Marly-le-Roi, 1895], écrivain et dramaturge français.
Ensemble de 4 lettres autographes signées. Sans date ; formats in-8° :
— « J’irai donc vous voir demain lundi vers une heure. Je vous ferai en même tems tous mes complimens pour vos conférences dont j’ai lu les programmes très remarquables. Nous nous chamaillerons un peu sur la question du baptême. »
— « Vous m’avez promis d’être mon parrain. Le moment fatal approche. »
— « Je suis allé prendre les eaux ou plutôt les bains, que je vous recommande si vous êtes […] rhumatisant sérieux ou si vous avez des phénomènes nerveux. Je n’ai rien de tout cela, mais j’étais fatigué. […]. Quand on a comme Hugo le droit de faire parler un faux nom , on n’a que l’agrément de la chose. […] Je garde ce que je sais de Mme Sand que les autres ne savent pas. »
— « Je joins à cette lettre la liste de tous ces messieurs. Vous serez bien aimable de me la envoyer avec une croix à côté des noms des membres dont vous êtes sûr, qui vous ont dit oui. Que je sache bien qui j’ai à remercier, qui j’ai à conquérir ou à éviter même. »
|
Best View |
DUMAS fils (Alexandre Dumas, dit) [Paris, 1824 - Marly-le-Roi, 1895], écrivain et dramaturge français.
Poème autographe signé, «Un beau jour de printemps que Dieu semait des roses » Sans date ; 1 page in-4°, collée sur un support. Charmant poème en hommage à une femme (deux quatrains) :
« Un beau jour de printemps que Dieu semait des roses
Des pervenches, des lys et des bleuets d’azur
Un jour que de sa main tombaient toutes ces choses
Qui font que l’air est calme et que le ciel est pur
Il voulut faire encore une chose, Madame,
Qui cachait dans son sein tous ces trésors du jour
C’est alors qu’il vous fit et qu’il forma votre âme
De brises de parfums de soleil et d’amour !
A. Dumas fils. »
|
Best View |
DUMAS Fils (Alexandre Dumas, dit) [Paris, 1824 - Marly-le-Roi, 1895], écrivain et dramaturge français.
Lettre autographe signée, adressée à son père. Sans date [décembre-janvier] ; 3 pages in-8°. « J’envoie immédiatement à ta protégée que je connais du reste depuis longtems la recommandation qu’elle désire. Je suis très heureux de ton petit mot qui m’apprend que tu vas bien. Maigri de 30 livres ! Comme tu y vas ! Si tu voulais faire un peu d’exercice régulier tu repiquerais tout de suite sur tes vingt ans ou sur tes quarante qui étaient tout pareils à tes vingt. Moi je suis à Puys, près de Dieppe, dans un pays que j’ai découvert, au bord de la mer. Si les vents propices te ramènent sur nos côtes, tu sais où trouver bon gîte, bonne année et bon fils. Les petites filles vont bien et sont très jolies et très ragôutantes toutes les deux. Puys, à vingt minutes de Dieppe - à pied, pour les personnes qui ont maigri, à 10 minutes pour celles qui ont toujours été maigres. »
|
Best View |
FARGUE Léon-Paul [Paris, 1876 - id., 1947], écrivain français.
Ensemble de 13 lettres autographes signées et 1 carte autographe signée, adressées à son ami Léon Pivet. Paris, 1913-1940 ; formats divers. Il est question de son séjour en Suisse (1913), « 1800 mètres d’altitude, silence. Traîneaux, patins. On se casse la gueule. Lumières rousses, presque violettes dans le brouillard », de son exemption du service militaire, de Larbaud et Gallimard. « Je ne crois pas que les boches s’approchent de la grosse ligne des Forts de l’Est. » Il évoque son départ à Saint-Tropez, une inauguration d’une école, un rendez-vous avec Gignoux au Figaro, une invitation à déjeuner et un ennui de santé. « Il y a ce soir un grand dîner chez Adrienne en l’honneur de l’anniversaire de Rinette. Quelques camarades. Viens ! Tout le monde te désire et compte sur toi. » Il décrit enfin la débâcle de 1940 avec les villes dévastées. On joint une note autographe signée avec son adresse au Palace Hôtel. La correspondance :
|
Best View |
FÉNELON François de Salignac de la Mothe [château de Fénelon, Dordogne, 1651 - Cambrai, 1715], écrivain français.
Lettre autographe signée « Fr. Arch. Duc de Cambray », adressée à la comtesse de Montberon. Cambrai 31 octobre [1701 ou 1702] ; 1 page in-4° (lég. rouss., petit accroc). Il est arrivé hier, et vient d'apprendre « l’heureuse naissance du nouveau né. Je m’en réjouis de tout mon cœur. Ne seroit-il pas permis, Madame, d’aller un de ces matins aprez la feste, disner avec vous, pour revenir le soir a Cambray. Le 15 de novembre est encore bien éloigné. Repondez, s’il vous plait, en toute simplicité, et en abjurant toute politesse contraire ».
|
Best View |
FLAMMARION Camille [Montigny-le-Roi, 1842 - Juvisy, 1925], astronome et écrivain français.
Lettre autographe signée, adressée à Maurice Guyot. « Mardi 12 décembre » ; 1 page in-8°. « J’admire que vous trouviez le secret de faire tant de choses, et de nouveau, je vous crie Merci ! Demain, mercredi soir, nous comptons bien sur votre présidence, amphi Descartes. […] Le comité de groupement m’écrit qu’il ne peut venir de Maine et Loire. Appoll reste le sauveur. »
|
Best View |
FLAUBERT Gustave [Rouen, 1821 - Croisset, 1880], écrivain français.
Lettre autographe signée, adressée à Émile Laporte. « Jeudi soir, minuit » [1878] ; 1 page in-8°. Lettre qu’il signe « Aulus », personnage de Herodias. Cachet de la collection Émile Laporte. « Mon Vieux Solide, ma nièce vous invite à dîner pour dimanche prochain. Nous serons seuls (Commainville sera ce jour là à Dieppe) […]. Je suis revenu de Paris, tantôt à 4 heures. Mme Pelouze [propriétaire du château de Chenonceaux ] va s’occuper de trouver des souscriptions sur les bords de la Loire. […] Comment vous en retournerez-vous ? S’il vous gênait de venir dîner, venez déjeuner, mais par ces chaleurs, dîner est plus agréable. Je re-suis dans Bou [vard et Pécuchet]. » Belle lettre.
FROMENTIN Eugène [La Rochelle, 1820 - Saint-Maurice, près de La Rochelle, 1876], écrivain, critique romantique et peintre français.
Pièce autographe signée. Sans date ; 1 page in-8°. « Je prie Monsieur Michel Levy de vouloir bien mettre au porteur un exemplaire de mon livre Un été dans le Sahara. Je passerai le voir lui serrer la main. »
GENEVOIX Maurice [Decize, 1890 - Alsudia-Cansades, 1980], romancier français.
Carte de visite autographe signée. Sans date, 95 X 70 mm. « Merci, cher Monsieur et ami, pour les félicitations et les vœux ; ma femme et moi en sommes touchés. Mille bons vœux de nouvel an, nos meilleures et fidèles pensées. »
GENEVOIX Maurice [Decize, 1890 - Alsudia-Cansades, 1980], romancier français.
Pièce signée. Paris, 30 août 1954 ; 2 pages in-4°. Pouvoir donné à la Société des auteurs compositeurs pour percevoir et gérer ses droits d’auteurs.
|
Best View |
GIONO Jean [Manosque, 1895 - id., 1970], écrivain français.
Carte autographe signée, adressée à Mme Blanche Meyer. [6 avril 1954] ; 2 pages in-8° oblongues, en-tête « Académie Goncourt », enveloppe timbrée jointe, taches de mouillures. Très rare lettre de Giono à Blanche Meyer, la muse inconnue de l’écrivain, femme de l’ombre qu’il aima trente-cinq ans en secret. Giono lui écrivit une abondante correspondance de près de 1300 lettres toutes conservées à l’Université de Yale. Il souffre aux genoux depuis deux jours, sans pouvoir mettre le pied par terre. « Elle tourniquait. Elle est finie (elles sont depuis un an plus fréquentes mais bien plus courtes et bien moins douloureuses) […] Parlons de choses plus importantes. Je suis enchanté (Donner à ce mot le sens que lui donnaient Lancelot, Galahad et etc... qui s’y entendaient). […] Ce qui me persuade une fois de plus que j’ai raison (ceci est pour vous faire enrager). » Il a retenu une chambre à Paris, car c’est le Salon de l’automobile. Il lui donne adresse et téléphone en lui demandant ses disponibilités. « Maintenant que je suis bien, je vais vous faire un petit colis de livres ces jours-ci et notamment vous envoyer un des miens, inédit et livre à tirage limité. Bien entendu cette belle carte à l’en-tête de l’Académie n’est là que pour vous impressionner (Dites-moi que vous l’êtes !). Par la suite, je reprendrai mes bonnes petites feuilles jaunes auxquelles vous et moi sommes habitués. »
|
Best View |
GOURMONT Rémy de [Bazoches-en-Houlmes, 1858 - Paris, 1915], écrivain français.
Manuscrit autographe signé. 13 pages in-8° (140 x 225 mm), le titre est effrangé dans la partie haute, les autres feuillets en parfait état. Chronique autographe signée de son pseudonyme Drexelius. Critique érudite et agile sur les ouvrages suivants : « La Tradition en Poitou et Charente […]. Table alphabétique des dix premières années de la Revue des Traditions populaires […]. Mélusine […]. Pol de Mont : Van Jezus. Jean Capart : Le Double […]. Saint-Vincent Ferrier : Le Moine et l'Oiseau […]. La Fille sans mains ». Manuscrit de premier jet présentant d'intéressantes corrections.
GOURMONT Rémy de [Bazoches-en-Houlmes, 1858 - Paris, 1915], écrivain français. À la fois romancier et critique d’art, il fut proche des Symbolistes.
Deux manuscrits autographes signés. 3 pages ½ in-8° et in-4°. Pièce jointe du même.
Très bel hommage à Paul Fort qui vient d’être intronisé « Prince des poètes ».
— Manuscrit autographe complet, signé « Rémy de Gourmont ». 2 pleines pages in-8°. Très beau texte où il dit toute son admiration pour Paul Fort qui vient d’être élu Prince des poètes par ses pairs, article préparé pour l’écrivain, journaliste et critique littéraire André du Fresnois [1887-1914]. « Le voilà proclamé Prince des poètes, mais ne l’était-il pas déjà ? On ne le voyait marcher dans les rues qu’entouré d’une cour familière de jeunes aides et c’est parmi eux qu’il se reposait », etc. Et plus loin : « Paul Fort chante dans une langue pure, sans afféterie ni mauvaise recherche, des joies auxquelles presque tous les hommes sont sensibles », etc. Au dos de ce manuscrit, lettre autographe signée de Rémy de Gourmont à André du Fresnois accompagnant l’article et le priant de lui renvoyer son texte s’il lui parvenait trop tard. ½ page in-8°.
— Manuscrit autographe signé deux fois « R. G. ». 1 pleine page in-4° (pli horizontal. fendu), intitulé « Curiosités ». Texte passant en revue les Mercures français et européens qui ont précédé le « Mercure galant de 1672 […] ceux qui le suivent sont innombrables ». Les huit dernières lignes sont consacrées à Baudelaire qui eut « la velléité de suivre les cours de l’École des Chartes », etc.
Joint : Fiche de renseignements destinés à être publiés dans les « Listes des Collectionneurs éditées par E. Renart », complétée à la main par Rémy de Gourmont qui, au-dessous de ses nom et adresse, ajoute deux lignes nous renseignant sur la nature de ses collections.
|
Best View |
GRAMONT Ferdinand, comte de [Jersey, 1815 - Paris, 1897], littérateur et poète français.
Lettre autographe signée. 6 octobre 1873 ; 3 pages in-8°. Il énumère à son correspondant les maisons souveraines et non souveraines de l’Italie, au XVIe siècle. Puis il compose dans le corps de la lettre une ballade :
« J’ai lu vos gentilles ballades
Et souvent je les relirai
Pour me purger des choses fades
Dont en ce temps, bon gré, mal gré,
On est sans mesure écœuré.
Sous cette influence malsaine
Que d’ennuis on souffre et de gêne !
On succombe à tant de dégoûts,
Mais rien n’altère votre verve,
Cher Monsieur, c’est affaire à vous.
[…]
La ballade est votre domaine.
Une ou deux, soit ; sans trop de peine
On en pourra joindre les bouts ;
Mais d’en tisser triple domaine,
Cher Monsieur, c’est affaire à vous.
Cette ballade n’est pas dans les règles ; les couplets ne devraient avoir que huit vers, mais elle est venue comme cela. »
| 138 document(s) | [ Other Pages: 1 2 3] | Other request ? | Autre recherche ? |
|
|