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Autographes Historiques Historical Autographs |
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ABD EL-KADER [Mascara, 1807 - Damas, 1883], émir arabe d’Algérie, écrivain, poète, philosophe, résistant militaire homme politique et théologien soufi, fondateur de l’État algérien.
Lettre signée de son sceau, adressée au secrétaire du maréchal Bugeaud. [10 janvier 1838] ; 1 page in-4° en arabe (traduction jointe ; un peu jaunie). Lettre écrite pendant la courte trêve (1837-1839) qui suivit le traité de Tafna. « Au secrétaire de M. le Maréchal, à celui qui est le trésor de ses secrets, l’interprète de sa pensée, la langue de son coeur. et la lumière de son oeil. Il l’exhorte à bien lire ses lettres adressées au maréchal, afin de lui faire connaître mot à mot ce que renferment ses phrases : « c’est ce qu’on doit attendre de la part de ceux qui servent d’intermédiaire entre les Princes et qui comme vous sont doués d’intelligence et désirent que l’amitié subsiste entre eux ».
AFFICHES.
2 affiches publiant des proclamations de Boissy d’Anglas à la 12e Division militaire (18 mars 1814), et de Louis XVIII aux Français (11 mars 1815).
AIGUILLON Emmanuel-Armand de Vignerot du Plessis de Richelieu, duc d’ [Paris, 1720 - id., 1788], homme politique français.
Lettre signée, adressée au comte de Creutz. Versailles, 30 mars 1774 ; 2 pages in-folio. Il a reçu le mémoire qu’il lui a envoyé « tendant à obtenir du Roi le renouvellement de l’ordre d’exemption des droits de marque et de controlle que Sa Majesté voulut bien accorder au mois de mars 1773 sur la demande de Ve Exce pour 300 marcs de vaisselle d’argent qu’elle devoit faire exécuter pour son service à Paris. Je proposerai au Roi, Monsieur, d’accorder le renouvellement de cet ordre suranné, mais il y a un préalable à remplir pour ne pas nous écarter des règles de la Régie des droits du Roi. Il est nécessaire que Ve Exce se fasse remettre un certificat de son orphèvre pour justifier la quantité de vaisselle travaillée à compté du premier ordre.» Texte intéressant.
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ALEXANDRE II (Alexandre Nicolaïevitch Romanov) [Moscou, 1818 - Saint-Pétersbourg, 1881], empereur de Russie.
Pièce signée. 30 août 1867 ; 1 page in-folio à son en-tête ; en russe. Décret impérial décernant les médailles de l’Ordre impérial et royal de Saint Stanislas décorées de la couronne impériale au conseiller à la cour Piotr Matereev, enquêteur militaire de la région militaire de Pétersbourg. Beau document.
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ALEXANDRE III (Alexandre Aleksandrovitch Romanov) [Saint-Pétersbourg, 1845 - Livadia, 1894], empereur de Russie.
Pièce signée. Gatchino, 15 octobre 1893 ; 1 page 1/2 in-folio à son en-tête ; en russe. Décret impérial de nominations de chevaliers dans les ordres impériaux et royaux de Saint Vladimir, de Sainte Anne et de Saint Stanislas. Signature spectaculaire.
ARGENSON DE VOYER Marc-Pierre, comte d’ [Paris, 1696 - id., 1764], homme d’État français, chancelier du duc d’Orléans (1723-1740), puis ministre d’État (1742) et secrétaire d’État de la Guerre de Louis XV de janvier 1743 à février 1757.
Lettre signée, adressée au commandant du second bataillon du régiment d’Infanterie du Haynault. Fontainebleau le 10 octobre 1752 ; 1 page 1/4 in-folio. « Sur le compte, Monsieur, que j’ay rendu au Roy de vos services et de l’impossibilité où vous êtes de les continuer, Sa Maté a bien voulu vous accorder une pension de retraite de six cent livres, et elle y a ajouté quatre cent livres à prendre sur celle de mille livres dont M. votre oncle cy devant lieutenant colonel du regiment de Haynault jouït sur le trésor royal, laquelle demeurera réduite à six cent livres », etc.
ARMÉES DU NORD ET DE SAMBRE ET MEUSE.
Pièce imprimée. Bruxelles, « 3e année républicaine ». 1 page 1/2 in-folio, 13 pages imprimées. Vignette illustrée sur la première page représentant l’arbre de la Liberté. En-tête « ARMÉES DU NORD ET DE SAMBRE ET MEUSE — Notions abrégées et sommaires sur les diverses parties de service des Commissaires des Guerres ».
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BARTHÉLEMY SAINT-HILAIRE Jules [Paris, 1805 - id., 1895], homme politique français, ministre des Affaires étrangères, professeur au Collège de France, rédacteur du Globe, il participa avec F. de Lesseps au canal de Suez.
Pensée autographe signée. 15 mars 1849 ; 1/2 page in-8°. « Je hais comme l’enfer celui dont l’éloquence sait lâchement parler autrement qu’il ne pense. By St Hilaire »
BEAUVOIR Ludovic, comte de [Bruxelles, 1846 - 1929], voyageur français.
Lettre autographe signée. Sans date ; 1 page in-8°. « Je me faisais une fête de venir de bonne heure sous votre toit où je suis toujours accueilli avec trop de bonté, mais voici que le Duc de Chartres me demande de l’accompagner dans deux soirées et vient me prendre lui-même chez moi. Je vous supplie de comprendre que je ne puis lui refuser », etc.
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BELLENGER Georges, pionnier de l’aviation et pilote d’essai français.
Ensemble de 8 documents sur ses exploits d’aviateur. 5 photographies et 3 lettres signées. Ces documents ont été signés postérieurement aux photographies.
— Photographie (retirage) signée, le représentant en buste (1910).
— Photographie (retirage) signée, le représentant en buste, la main levée vers le ciel (1911).
— Photographie (retirage) signée, représentant son avion dans le ciel, depuis un village sur la route vers Bordeaux (1911).
— Photographie (retirage) signée, représentant son avion, dans le ciel, à son arrivée à Pau le 1er février 1911.
— Photographie (retirage) signée, représentant son avion dans le ciel, en mars 1910.
— 3 lettres signées, adressées au docteur Fernand Fossier. 14 juin 1970 ; 1 page in-4°, chaque. Lettres intéressantes concernant les photographies ci-dessus.
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BEN GOURION David [Plonsk, Pologne, 1886 - 1973], homme politique, militant sioniste et premier Premier ministre d’Israël entre 1948 et 1953 puis entre 1955 et 1963.
Pièce autographe signée en hébreu. « Sdeh Boker, June 14, 1968 » ; 1/2 page in-8°. Non traduite. Rare.
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BERTHIER Louis Alexandre, prince de Neuchâtel et de Wagram [Versailles, 1753 - Bamberg, 1815], maréchal de France et ministre de la Guerre.
Lettre signée, adressée au général Montrichard. Paris 21 floréal an X [11 mai 1802]; 1 page 1/2 in-folio. En-tête imprimé « Le Ministre de la Guerre » avec petite vignette aux drapeaux. Il lui adresse « un acte du gouvernement qui appelle le peuple à émettre son voeu sur cette question. Napoléon sera-t-il Consul à vie ? Les officiers, sous-officiers voteront comme citoyens, ils pourront émettre leur voeu indiqué par l’arrêté, ou consigner leur vote sur des registres ouverts aux États majors, chez les inspecteurs aux revues, les commissaires des guerres et les quartiers-maîtres ».
BERTHIER Louis Alexandre, prince de Neuchâtel et de Wagram [Versailles, 1753 - Bamberg, 1815], maréchal de France et ministre de la Guerre.
Pièce signée, adressée au général Marmont. Paris, 17 ventôse an XIII [8 mars 1805]; 3/4 page in-folio. En-tête manuscrit « Bureau des États majors ». « Je vous annonce avec plaisir, général, que sur ma proposition, Sa Majesté a rendu le 5 de ce mois un décret qui nomme chef d’escadron Monsieur Richemont, votre aide de camp. »
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BERTHIER Louis Alexandre, prince de Neuchâtel et de Wagram [Versailles, 1753 - Bamberg, 1815], maréchal de France et ministre de la Guerre.
Lettre signée comme Major général, adressée au maréchal Victor, à Riaza. Camp impérial de Boceguillas 29 novembre 1808 à 11 heures du soir ; 1 page et demie in-4°, adresse avec contreseing manuscrit. Ordres pour la bataille du lendemain à Somosierra. L’Empereur est arrivé à midi à Boceguillas, et a fait lui-même la reconnaissance de l’entrée des gorges de Somosierra. « L’Empereur ordonne [...] que demain 30 à dix heures du matin, vos deux Divisions soient reunies à Seroza de Arriba, pour attaquer et forcer la gorge de Somo Siera et vous porter à Buitrago. Quant à la Divon Lapisse, l’Empereur lui a donné l’ordre de tourner Sepulveda où il y a environ 6000 hes il sera soutenu de la cavalerie du Mal Bessières. Comme il a l’ordre d’attaquer à 7 heures du matin, l’affaire sera finie à 9 et vous saurez l’issue de cette attaque avant d’être en mesure d’attaquer et de forcer les gorges. Comme il paraît que votre artillerie n’arrivera que demain tard, j’écris au Gal Senarmont qui est à Grajera de faire partir demain à 4 heures du matin, douze pieces d’artillerie pour se rendre à Seroza de Arriba. Si cette artillerie ne suffisait pas, l’Empereur vous en ferait donner de celle de sa garde qui est toute réunie ici ». Au cours de la Bataille de Somosierra, le 30 novembre 1808 une force espagnole en large infériorité numérique fut incapable d’empêcher Napoléon de prendre Madrid. Cette bataille eut lieu dans les gorges de Somosierra dans la Sierra Guadarrama au nord de Madrid, pendant la guerre d’Espagne.
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BERTHIER Louis Alexandre, prince de Neuchâtel et de Wagram [Versailles, 1753 - Bamberg, 1815], maréchal de France et ministre de la Guerre.
Lettre signée comme Major général, adressée au général Vandamme, commandant le Corps Westphalien. Paris 8 mars 1812 ; 1 page in-4°. « L’Empereur a réglé définitivement [...] la dénomination et le classement des différents corps et divisions composant la Grande Armée, et d’après les dispositions prescrites à cet égard, le Corps d’Armée Westphalien prendra le nom de 8e Corps de la Grande Armée ».
BERTHIER Louis Alexandre, prince de Neuchâtel et de Wagram [Versailles, 1753 - Bamberg, 1815], maréchal de France et ministre de la Guerre.
Lettre signée comme Major général, [adressée à Napoléon]. Paris 17 mars 1812 ; 1 page in-folio. En-tête « Armée d’Espagne — Major-général — Rapport à S.M. l’Empereur et Roi ». Au sujet de l’arrestation et de la détention du S. Dat entrepreneur des divers services, à l’armée du Nord, en Espagne ..
« Votre Majesté m’a ordonné de faire arrêter en août 1811 le S. Dat entrepreneur de divers services, à l’armée du Nord, en Espagne. Je n’ai pas connu particulièrement les motifs de Votre Majesté : les scellés ont été mis sur les papiers de cet individu. Le S. Dat est depuis 9 mois en prison à l’Abbaye; lui et sa famille réclament justice : il demande pourquoi il est détenu ».
On joint un brevet de congé définitif des Gardes du Corps du Roi, Compagnie de Wagram, Béthune 26 mars 1815.
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BONAPARTE Jérôme [Ajaccio, 1784 - Massy, 1860], frère de Napoléon Ier, roi de Westphalie puis maréchal de France.
Lettre autographe signée « Jérôme », adressée à une femme. Paris, 14 septembre 1849 ; 1 page in-8°. En tant que gouverneur des Invalides, il aurait aimé rencontrer le général d’Ornano lors d’une cérémonie de la messe en souvenir du maréchal Molitor. « J’ai appris après le départ du Gal Oudinot & d’Alphée qu’ils avaient assisté à une messe pour le brave Marechal, et que James et sa femme s’y trouvaient également : j’ai été peiné que votre frère & sa femme en venant aux Invalides ne soient pas venus voir le gouverneur qui ne peut jamais être un étranger pour eux ».
On joint une lettre autographe signée de son fils, le prince Jérôme-Napoléon Bonaparte [1822-1891], adressée au diplomate italien Constantin Nigra. Palais Royal ce mardi 17 » [mai 1870?] ; 1/2 page in-8°. « Je compte partir […] J’attends […] la réussite du plébiscite à l’empereur. »
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BORGHÈSE Camille, duc de Guastalla, prince [Rome, 1775 - Florence, 1832], général, époux de Pauline Bonaparte.
Lettre signée, adressée au chevalier Planta, membre du collège électoral du département du Pô. Turin, 10 février 1812 ; 1/2 page in-4°, sur papier au filigrane de l’Empereur. « L’Empereur ayant décrété, Monsieur, que le Collège électoral de département du Département du Pô serait convoqué pour le second jour du mois de mars 1812, et S.M. m’en ayant confié la présidence, je vous écris cette lettre pour vous inviter à vous rendre à Turin avant ladite époque », etc.
BOULANGER Georges Ernest [Rennes, 1837 - Ixelles, 1891], général et homme politique français.
Lettre signée. Paris, 20 janvier 1888 ; 1 page 1/2 in-8°. En-tête du Grand Hôtel du Louvre. « Je ne serai pas à Paris le 29 janvier. Il me sera donc impossible d’assister à la réunion annuelle qui doit avoir lieu ce jour là. »
BOULANGISME.
Pièce imprimée. [1889] ; 490 X 160 mm. Prospectus de propagande électorale en faveur du général Boulanger. Imprimé recensant les dépenses de l’État en 1889. On y apprend que l’augmentation des traitements des fonctionnaires depuis 1877 s’élevait à 176 millions par an et que les dettes et engagement de l’État en 1889 s’élevait à 38 milliards de francs. Des scènes en imageries d’Épinal illustrent les promesses du général Boulanger. Peu commun.
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BOULE DE MOULINS.
Lettre dite « Boule de Moulins » repêchée dans la Seine après le siège de Paris. Ce système a été développé par trois ingénieurs français afin d’envoyer des correspondances de la province vers Paris. Le courrier était centralisé à Moulins-sur-Allier et, moyennant une surtaxe de 80 centimes avec la mention manuscrite « Paris par Moulins », on pouvait envoyer des lettres dans de grosses boules de zinc, munies d’ailettes, emplies d’environ cinq cents lettres et qui devaient dériver au fond de la Seine. Des filets tendus en travers de la Seine à Paris étaient censés repêcher ces boules. Toutes n’ont pas été retrouvées à ce jour. Ces boules sont visibles au Musée de la Poste et au Musée des Lettres et Manuscrits. Lettre avec enveloppe (timbres décollés par suite de l’immersion), cachet postal de Bordeaux du 6 janvier 1871 ; sans cachet d’arrivée. « Bruxelles, Hôtel britannique », 2 janvier 1871 ; 4 pages in-8°. Malgré l’immersion, l’écriture reste toute à fait lisible. Rare témoignage de cette fabuleuse histoire.
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BOURMONT Louis-Auguste Victor, comte de Ghaisne de [château de Bourmont, 1773 - id., 1846], maréchal de France.
Lettre autographe signée, adressée au maréchal Oudinot, duc de Reggio. Paris, 27 octobre 1821 ; 1 page in-folio. En-tête imprimé à son nom et titre avec vignette royale aux drapeaux, petites taches de vieillissement. « J’ai l’honneur d’adresser à Votre Excellence deux jugements rendus par le conseil de guerre du 8e régiment (2e suisse) par lequel le nommé Sudan J. B. Marie a été condamné à 6 ans de fer pour vol. »
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BREGUET Louis [Paris, 1804 - id., 1883], horloger et physicien français.
Pièce signée. Paris, 16 novembre 1864 ; 1 page 1/4 in-4°. Rare contrat signé entre L. Breguet et M. Bernier, contrôleur de la Cie des chemins de fer d’Orléans. « M. Bernier cède tous ses droits à Monsieur Breguet qui l’accepte pendant la durée du brevet de quinze ans qu’il a pris le 15 octobre 1864. […] Monsieur Bernier cède la fabrication exclusive à Monsieur Breguet qui s’engage à construire toutes les sonneries où le système de Monsieur Bernier sera appliqué. Monsieur Bréguet s’engage à donner cinq francs à Monsieur Bernier par sonnerie où son système sera appliqué. »
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BUSH George Herbert Walker [né à Milton en 1924], président des États-Unis.
Pièce signée. Beau portrait de face, dessiné par la baronne Serra d’Arcy, avec dédicace autographe signée, sur papier bleu. 1982 ; 95 x 150 mm. « To Manuela Serra, with best wishes. George Bush. »
On joint une lettre signée de George Bush, adressée à Manuela d’Arcy. 7 juillet 1998 ; 1 page in-8°, enveloppe jointe. Il s’excuse de ne pas pouvoir écrire de préface pour son livre.
La baronne Manuela Serra d’Arcy, qui travaillait au service du protocole des Nations unies, avait constitué une collection de portraits dessinés sur le vif par elle et qu’elle fit signer par les célébrités qu’elle rencontra.
CAMPAGNE D’ÉGYPTE — RÉNÉ Jean Gaspard Pascal [Montpellier, 1768 - La Caroline, Espagne, 1808], général français.
Pièce signée. Alexandrie, 15 vendémiaire an X [7 octobre 1801] ; 1 page in-folio, froissures et déchirures. Il approuve le rapport du commissaire des guerres rendant compte un « versement qui a été fait dans la caisse de l’armée par la commission chargée de recueillir les successions de la somme de treize cent treize livres neuf sols un denier provenant de la succession de l’adjudant commandant Fornet dont la liquidation a été faite par ladite commission nommée à cet effet par le général en chef Menou », etc. Nombreuses autres signatures dont celles du commissaire des guerres et de l’ordonnateur en chef.
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CARTER Jimmy (James Earl, dit) [Plains, 1924], Président des État-Unis.
Pièce signée. Beau portrait, rehaussé de couleurs, le représentant de face. Dessiné par la baronne Serra d’Arcy. 1977 ; 185 x 225 mm.
La baronne Manuela Serra d’Arcy, qui travaillait au service du protocole des Nations unies, avait constitué une collection de portraits, dessinés sur le vif par elle et qu’elle fit signer par les célébrités qu’elle rencontra.
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CATHERINE DE MÉDICIS [Florence, 1519 - Blois, 1589], reine de France.
Lettre signée, adressée à Jean de Senarpont, lieutenant du roi au gouvernement de Picardie ; contresignée par Nicolas de Neufville. Paris, 18 février 1568 ; 1 page in-folio, avec adresse, sceau sous papier. Elle a communiqué au roi son fils [Charles IX] sa lettre. « Je vous prie de ne vous mal contanter daucune chose qui se face et considerer que la saison nous contraint a les fere estant les cartes ainsy brouillées comme elles sont. Prenant contantement sur le bien que le Roy mond. filz vous veult et lenvye que jay de le y entretenir dautant que je scay que vous le meritez pour les services que vous avez faicts a ceste couronne et estre asseure que ces troubles passez se restabliront au contantement des gens de bien et de telle sorte que vous naurez occasion de vous plaindre. »
CATHERINE DE MÉDICIS [Florence, 1519 - Blois, 1589], reine de France.
Lettre signée « Catherine », adressée à Jean de Senarpont, lieutenant du roi au gouvernement de Picardie ; contresignée par Nicolas de Neufville. Boulogne, 30 juin 1568 ; 1 page in-folio, avec adresse et sceau sous papier. Le maréchal de Cossé n’a point été envoyé pour diminuer M. de Senarpont, mais « seulement pour faire chastier ceulx qui se trouveront contrevenir aux ecditz et ordonnances du Roy [...]. Il pourvoit et donne ordre aux choses quil juge estre requises pour le bien et service de son Maistre. Car tous bons serviteurs ne doibvent tendre que a ung but qui est de pourveoir et satisfere a ce quilz congnoissent estre necessaire au service de leurs maistres ».
Tous bons serviteurs ne doivent tendre qu’à un but qui est de pourvoir et satisfaire à ce qu’ils connaissent être nécessaire au service de leurs maitres.
CAVAIGNAC Louis-Eugène [Paris, 1802 - Ourne, 1857], général et homme politique français.
Lettre autographe, signée « Gal Cavaignac », adressée à « mon cher Stanislas ». Samedi ; 3 pages in-12. « Nous comptons toujours […] partir lundi pour Compiègne, mais le temps affreux et les torrents de pluie qui ont inondé Paris hier et avant-hier doivent nous faire craindre pareil déluge encore. […] Le tonnerre est tombé en plusieurs quartiers, a tué deux hommes au pont d’Iéna et l’eau couvrait même les trottoirs. » On joint une longue lettre autographe signée de son épouse à un général.
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CHALON Jean [Mesnil de Thouarcé, 1768 - Montilliers, 1803], ami de Stofflet (il le rejoignit dès le début de la révolte vendéenne.
Pièce autographe signée. Chemillé, 17 août 1794 ; 1 page in-8° oblongue. « Comme chef de division de Chemillé, jothorise tous les Brave soldats de la paroisse de St Lambert qui ont marché au dernier rassemblement à faire payer exactement la somme de dix livres a tous ceux qui ont refusé de marché lors du dernier rassemblement. Sil sy refusent il seront provisoirement aresté et conduits devant moi pour etre ordonné ce quil appartiendra. » Très rare document de la Vendée.
Sacristain de Chemillé, il entra dans la garde nationale de Thouacé. Ami de Stofflet, il le rejoignit dès le début de la révolte vendéenne. Il s’illustra au combat de Chemillé en avril où il commandait l’avant-garde vendéenne. Il participa à toutes les grandes batailles et notamment à celle de Nantes en juin 1793, où son frère Louis fut tué. Après la bataille de Cholet le 17 octobre 1793, il veilla aux embarquements. Il participa donc à la virée de Galerne. Il parvint à revenir en Vendée et rejoindre Stofflet en 1794. Celui-ci lui donna à commander la division de Chemillé. En juillet 1794, il tenta en vain de dissuader son général et ami de faire fusiller Marigny. Membre du conseil, il s’opposa à la paix de La Jaunaye en février 1795, mais signa pourtant celle de Saint-Florent en mai. Reprenant les armes quelques mois plus tard, il lutta jusqu’en 1796. Il poursuivit le combat, même après la mort de Stofflet, sous les ordres de Autichamp. Mais celui-ci capitula rapidement. Il se retira alors à Monitoires (Maine-et-Loire). Il refit parler de lui lors du soulèvement de 1799. Il mourut le 8 septembre 1803.
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CHARTE DU XIIIe SIÈCLE — LANGUEDOC.
Charte de « Raymundus Pastoris publicus notarius Minerbesii ». [Minerve (Hérault)] ides de septembre [13 septembre] 1244 ; vélin oblong in-4° (285 x 70 mm) en petite écriture ; en latin. « Bertrandus de Faticone monachus et sacrista de Cauriis donne et concède à Galsina de Cellavinaria, à Arnaldus Sorigerius et à Poncius, ses fils, unam petiam terre (une petite terre) ad ficiendum ibi malolium ad faciendum ibi malolium sive vineam que est in terminis de Onione in loco qui dicitur planum de Stagno », etc. Suivent quelques détails topographiques, et les noms et occupations des témoins : Rainaldinus de Moncinhi francigena, Petrus Albespini capellanus de Cellavinari qui hec omnia notavit et recepit, etc.
CHOLÉRA.
Lettre manuscrite. Toulon le 14 septembre 1854 ; 1 page in-4°. Taches dues à la désinfection, et trou en dehors du texte. Lettre écrite au dos d’une feuille imprimée « Remède contre le choléra » donnant la composition du remède. « Mon cher Oncle, j’apprends par une lettre que je reçois du cousin Augustin Bert que le choléra fait quelques victimes dans nos contrées, aussi je m’empresse de vous adresser sous ce pli un remède toujours infaillible au moyen duquel vous pourrez soulager bien des malheureux. » Le signataire décrit longuement ce remède et la façon de l’utiliser.
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CHRISTIAN VI [Copenhague, 1699 - Horsholm, 1746], roi de Danemark.
Lettre signée, avec compliment autographe, adressée à la duchesse Maria Elisabeth de Schleswig-Holstein, abbesse de Quedlinbourg. Friedericksberg, 13 janvier 1738 ; 2 pages in-folio. (deuil) ; en allemand. Vœux de nouvel an. On joint une lettre signée de sa femme Sophie-Madeleine née Margrave de Brandebourg [1700-1740], 7 janvier 1736, à la même (2 pages in-folio, réparation).
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CHRISTIAN VII [Copenhague, 1749 - Rendsburg, 1808], roi du Danemark.
Pièce signée, adressée au lieutenant général von Gähler. Christiansburg, 7 avril 1766 ; 2 pages in-folio (trace de cachet sous papier). Nomination de Peter Elias von Gähler au grade de général lieutenant. Le document est contresigné par Rosenkrantz, sous la signature royale.
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COMITÉ DE SALUT PUBLIC.
Pièce imprimée. 13 messidor an II [1er juillet 1794]. 1 page 1/2 in-folio. Grande vignette illustrée du Comité de salut Public dessinée par Garneray et gravée par Quéverdo. « Extrait du registre des arrêtés du Comité de Salut public ». Arrêté du Comité de Salut public autorisant le général en chef de chaque armée à nommer dans chaque division des officiers chargés spécialement d’exprimer les forces actives des corps de troupes auxquels ils sont attachés respectivement, ainsi que les mouvements de ces corps pendant chaque décade; de dessiner des cartes ou plans de la marche des corps, ces tableaux devront être envoyés régulièrement au Comité de Salut public, etc.
COMORES.
Rare ensemble de 9 documents ayant trait aux Comores au début du siècle :
— Lettre autographe signée du gouverneur de Mayotte à M. Humblot, conseiller d’administration, directeur de la société de la Grande Comore Nioumbadjou. Dzaoudzi, 6 mars 1902 ; 3 pages in-4° sur papier à en-tête officiel. Au sujet du régime pénitencier à la Grande Comore, de l’emploi de la main-d’œuvre pénale indigène détenue à Moroni, de la nourriture des engagés punis de prison.
— 4 lettres autographes signées du président de la Grande Comore [1902]. « Clémani V est en prison. […] Je vous parlerai pour votre plainte. Je vais faire venir le chef, il sera puni. » Lettres de fonctionnements de la police et des sanctions juridiques d’affaires locales. « Il faut que tout cela finisse aussi je suis disposé à sévir autant que je le pourrai. Si sur les propriétés il devient impossible d’élever du bétail librement, dans de bonnes conditions, il n’y a plus qu’à s’en aller. »
— Lettre autographe signée de l’administrateur du protectorat de la Grande Comore concernant son déplacement en France. Moroni, 25 août 1902 ; 1 page grand in-4°. « J’ai l’honneur de vous informer que je m’embarque ce jour sur le paquebot des messageries maritimes Oxus et que je laisse le commandement du protectorat à M. René Pierre. »
— Copie de lettre de F. de Bellemare au gouverneur de Mayotte (11 janvier 1900) sur la situation à la Grande Comore.
— Copie d’une lettre de Humblot au commandant Lormier (20 octobre 1900) paraphrasant le rapport Alby du 16 décembre 1899.
On joint un document imprimé sur l’affaire Saïd Ali.
Ces documents sont très rares.
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CONDÉ Louis II de Bourbon, prince de [Paris, 1621 - Fontainebleau, 1686], dit le Grand Condé.
Pièce signée, contresignée par Girard. Camp de Rotenbourg 17 juillet 1645 ; 1 page in-folio, cachet sec aux armes. Sauvegarde pour la principauté d’Anspach. Comme Lieutenant général des armées du Roi en Luxembourg et en Allemagne, il ordonne à tous les officiers et gens de guerre « de ne faire aucunes courses, prendre, fourrager ny enlever aucuns biens, vivres, danrées, bestiaux, ny aucune chose generalement quelconque, dans les villes, bailliages, chasteaux & bourgs, appartenans a Monsieur le Prince Albert, Marquis de Brandenbourg Anspac, d’autant que nous avons pris et mis, prennons et mettons, lad. Principauté d’Anspach avec les dependances & sujets d’icelluy, en la protection & sauvegarde Sa Maté et la nostre specialle ; et en cas de contravention nous ferons punir les coupables ».
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DANEMARK.
Pièce signée du Conseil d’administration de la Société royale des antiquaires du Nord. Copenhague, 28 avril 1843 ; 1 page in-4°, très jolie vignette gravée, cachet sous papier. Sur la proposition du comité pour l’ancienne histoire de Russie, il nomme M. Brosset associé de la section russe. Pièce très attractive.
DAVOUT Louis Nicolas, duc d’Auerstaedt, prince d’Eckmühl [Annoux, 1770 - Paris, 1823], maréchal de France.
Pièce signée, adressée à Clarke, duc de Feltre. Hambourg le 7 janvier 1812 ; 1 page 1/2 in-folio. En-tête manuscrit « Corps d’observation de l’Elbe ». Sur la nomination par l’Empereur, des généraux pour les 6e, 8e, et 9e divisions. « Je dois à cet égard, faire observer à Votre Excellence que M. le général d’Henin dont j’ai eu l’honneur de lui annoncer l’arrivée est venu à cette armée pour être employé dans une des nouvelles divisions dont Sa Majesté a ordonné la formation ».
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DESSAIX Joseph-Marie [Thonon, 1764 - Marclaz, 1834], général français.
Important manuscrit qui est le recueil des lettres écrites à sa famille, à l’Empereur, aux Maréchaux, Ce recueil renferme une lettre originale autographe signée, adressée à son père en 1808. Le manuscrit comprend 117 pages, sur 140 (les feuilles restées vierges ont été soigneusement découpées sans doute pour être utilisée par la suite). Beaucoup de ces courriers envoyés entre 1805 et 1813, portent l’accusé de réception des postes aux armées. Cet ouvrage provient directement de la famille, (donné en 1954) et n’a jamais été vu sur le marché.
Lettres particulières et de famille du Général de Division
Comte d’Empire, grièvement blessé à Toulon ou il fut remarqué par Bonaparte, blessé et fait prisonnier à la bataille de Rivoli, blessé à Wagram. Il a fait toutes les campagnes de la Révolution et de l’Empire, dont la campagne de Russie où il sera blessé à trois reprises. Il a été sous les ordres des plus grands chefs militaires de l’époque, dont les Maréchaux Masséna, Oudinot, Davout, Suchet.
Durant la glorieuse campagne de France, il défendra avec beaucoup de courage la Savoie, ce qu’il lui vaudra le surnom de « Bayard du Mont-Blanc ».
Joseph Marie Dessaix, général français, (né le 24 septembre 1764 à Thonon-les-Bains (Haute-Savoie, ancien département du Mont-Blanc) - mort le 26 octobre 1834 à Marclaz).
Fils d’un médecin, il prit le grade de docteur en médecine à Turin, et vint exercer son art à Paris. Il adopta les principes de la Révolution française, entra, au mois de juillet 1789, dans la garde nationale parisienne, retourna à Thonon en 1791 pour y faire germer les idées françaises, revint à Paris en 1792, et concourut avec Doppet, dans le dessein commun de porter la liberté en Savoie, à la formation de la société de la Propagande des Alpes, nommé presque aussitôt : Club des patriotes étrangers.
En 1792, il proposa à la Convention la création de la légion des Allobroges. Nommé capitaine dans cette légion le 7 août, il commandait le noyau de sa compagnie dans la journée du 10 août.
Il fut fait chef de bataillon le 13. Suivant le décret, l’organisation définitive de la légion devait avoir lieu à Grenoble; Dessaix et Doppet conduisirent donc leur troupe dans cette ville. Au mois de septembre, la légion entrait à Chambéry avec le général Montesquiou ; et au mois de novembre, Dessaix succédait à Doppet dans le commandement de cette troupe.
En juin 1793, il marcha contre les Marseillais avec l’armée des Pyrénées-Orientales , fut nommé colonel le 17 août, entra le 20 à Marseille et se rendit ensuite à Toulon.
Sa conduite au siège de cette place parut digne de récompense aux représentants du peuple, qui voulurent le nommer général de brigade ; mais il refusa un avancement qu’il croyait ne pas avoir mérité. En l’an II, il servit à l’armée des Pyrénées, et se distingua, le 13 floréal, en repoussant avec sa légion, forte de 1,500 hommes, les attaques de 8 000 Espagnols, auxquels il fit éprouver une grande perte. Le 17, il contribua à la prise de Saint-Laurent de la Monga. Il s’empara de Campredon le 19 prairial.
Après s’être trouvé aux différents combats qui signalèrent la fin de cette campagne, il passa à l’armée d’Italie au commencement de l’an III. Au mois de nivôse, il enleva les redoutes de Saint-Jean, en Piémont, et reçut un coup de baïonnette à la tête. Ses soldats voulaient fusiller les prisonniers qu’ils venaient de faire, mais il les sauva au péril de ses jours. Le 11 thermidor, il fut blessé à la retraite de Salo.
Le lendemain, il pénétra dans cette ville, s’empara de deux pièces de canon, de deux drapeaux et de 200 Autrichiens, poursuivit l’ennemi et délivra le général Guieux et 300 Français. Il se rendit maître de Rocca-d’Anfo le 19, et de Stora le 23. Le 1er fructidor il reçut une blessure en s’emparant d’une redoute armée de deux canons; il courut de grands dangers le 19, dans une reconnaissance sur l’Adige. Le 22, il prit San-Michaeli ; le 1er jour complémentaire, le général Vaubois lui ordonna de tenir jusqu’à la dernière extrémité au plateau de Rivoli. Il fit ses dispositions en conséquence; mais, cerné par des forces supérieures, couvert de blessures’, il tomba au pouvoir des Autrichiens, qui le conduisirent en Hongrie.
Après une captivité de sept mois, il revint en Italie à la suite d’un échange, et fut élu, en germinal an VI, par le département du Mont-Blanc, député au Conseil des Cinq-Cents, où il ne se fit remarquer que par des opinions républicaines des plus avancées.
Malgré son opposition au mouvement de Brumaire, le premier Consul lui conserva le commandement de son corps, devenu 27e demi-brigade légère et l’envoya en Hollande. Il commanda successivement Nimègue, Berg-op-Zoom, Rotterdam, Dusseldorf, le grand duché de Berg, Aschaffenbourg, Francfort, La Haye, Breda.
Le 11 fructidor an XI, le premier Consul lui conféra le grade de général de brigade, et le nomma en l’an XII, les 19 frimaire et 2o prairial, membre et commandant de la Légion d’honneur. Employé à la Grande Armée en l’an XIV, il se distingua à la prise d’Ulm.
En 1809, il commanda une brigade de l’armée d’Italie sous les ordres du prince Eugène de Beauharnais, fut blessé le 10 avril, au passage du Tagliamento, prit le commandement de l’avant-garde de l’armée, se trouva à la bataille de la Piave le 8 mai, et à toutes les affaires qui eurent lieu jusqu’à la jonction avec la Grande Armée, et fut créé comte de l’Empire et général de division le 9 juillet, quelques jours après la bataille de Wagram, où il avait été blessé à la cuisse. Dans un déjeuner qu’il fit à Vienne, Napoléon Ier le salua du surnom d’intrépide.
En 1810, il eut le commandement d’Amsterdam, et reçut, le 30 juin 1811, la décoration de grand officier de la Légion d’honneur; l’Empereur le fit aussi électeur du département du Léman. Employé en 1812 au 1er corps de la Grande Armée, il fut blessé, le 22 juillet à Mohilow, concourut à la prise de Smolensk, combattit, le 7 septembre, à la bataille de la Moskowa, eut bientôt après le bras fracassé par un biscaïen, dut céder sa division au général Rapp, et reçut, au commencement d’octobre 1812, le commandement de Berlin, commandement qu’il conserva jusqu’au 26 février 1813.
Il était dans ses foyers depuis plusieurs mois, lorsque, le 4 janvier 1814, l’Empereur le chargea d’une partie de la défense des Alpes. Obligé de se replier, il rejoignit le corps d’Augereau. Les faits de guerre qui lui sont propres pendant cette courte campagne, pour être obscurs, n’en méritent pas moins d’être cités, et c’est avec un sentiment de reconnaissance justement apprécié, que ses compatriotes l’appelèrent alors le Bayard de la Savoie.
Dessaix se soumit aux événements politiques de l’époque, et reçut la croix de Saint-Louis le 27 juin 1814. Napoléon, à son retour de l’île d’Elbe, lui donna le commandement de Lyon, puis celui d’une division de l’armée des Alpes, sous Sachet.
Après la seconde abdication, il se réfugia dans le pays de Gex, d’où il revint à Thonon. Il quitta la France en 1816 et se retira d’abord en Suisse, puis en Piémont. Arrêté au mois de mai 1816 et conduit au fort de Fenestrelles, il n’en sortit qu’au mois de septembre suivant, et sur un ordre du roi de Sardaigne. Il se retira à Ferney-Voltaire , où son frère exerçait la profession d’avocat.
En 1821, quand les patriotes piémontais voulurent secouer le joug qui pesait sur eux, ils jetèrent les yeux sur lui pour commander les forces de l’insurrection ; mais, soit raison de santé, soit tout autre motif, il laissa ce commandement aux généraux Guillaume de Vaudoncourt et Belloti.
Il accueillit la révolution de 1830 , et fut nommé, par ordonnance du 12 novembre, commandant de la garde nationale de Lyon.
Son nom est gravé parmi ceux de la face Nord de l’arc de triomphe de l’Étoile.
DESSAIX Joseph-Marie [Thonon, 1764 - Marclaz, 1834], général français.
Lettre signée, adressée au général Montrichard. Lunebourg 9 thermidor an XI [28 juillet 1803] ; 2 pages 1/2 in-4°. En-tête « Armée d’Hanovre » avec nom et titre imprimés. Concerne des mouvements de troupe sur l’Elbe et le logement intempestif de soldats chez des malheureux « qui n’ont qu’un peu de paille à lui donner ». « Je suis occupé en ce moment à faire préparer des casernes pour quelques compagnies, la troupe voit avec plaisir ces dispositions, elle vivra beaucoup mieux et d’une manière plus régulière, et j’aurai en outre les facultés de pouvoir la réunir à l’instant ou j’en éprouverai le besoin », etc.
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DESSIN MILITAIRE.
Dessin aquarellé représentant un clairon de zouave. 130 X 193 mm.
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DESSIN MILITAIRE.
Dessin à l’encre de Chine représentant deux militaires en faction à l’entrée d’une caserne. 26 décembre 1904. Dessin signé « Louis Géaux » (?). Légende : « Ordre de l’adjudant Ne laisser sortir aucun animal du quartier. Sergent quel animal, comprends pas moi-même, d’ailleurs je m’en fous, suffit que je vous le dise.».
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DEVINCK Paul [, 1892 - , 1960], général français.
Ensemble de 2 lettres signées, adressées à Pierre Brisson. Paris, mars-avril 1959 ; 5 pages in-4°. Intéressante correspondance dans laquelle il défend le général Giraud contre les accusations du maréchal Juin dans ses Mémoires. Il articule son argumentation autour des sujets suivants : la souveraineté nationale, le réarmement de l’armée française, le début de la campagne de Tunisie, l’atmosphère de putsch à Alger en juin 1943, la troisième division. On joint une lettre du général Chambre sur le même sujet, et la copie d’une autorisation du ministre des Armées pour publier sa lettre. Ces lettres ont été publiées dans le Figaro avec l’aval du ministère des Armées. Sur l’atmosphère de putsch à Alger en juin 1943 : « Le maréchal Juin en attribue la responsabilité au général Giraud. C’est volontairement oublier certains éléments armés qui, à Alger, proféraient de graves menaces, c’est surtout oublier les provocations à la désertion qui se généralisaient vis-à-vis des troupes de l’Armée d’Afrique, et cela par tous les moyens ; c’est également omettre les transports routiers (militaires) emmenant les déserteurs en Tunisie, chez les F.F.L., après passage dans des centres de rassemblement établis dans la grande banlieue d’Alger, où les déserteurs recevaient équipements, vivres de route et nouvelles pièces d’identités. » Dossier rare.
DIPLÔME DE L’UNIVERSITE DE DÔLE.
Pièce signée par Cl. F. Talbert, doyen de l’Académie de Dôle. Dôle, 20 mai 1660 ; vélin in-plano (510 x 580 mm). Lettres peintes en tête et bordures peintes aux motifs floraux ; en latin. Beau diplôme de docteur en droit de l’Université de Dôle pour Pierre Froissard de Broissia. On joint 1 lettre autographe signée et 1 pièce autographe signée de Millot, curé de Menoux, 1773-1777.
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DOCUMENTS DIVERS.
Environ 30 documents. 4 calendriers portatifs de poche gravés (1823-1830) ; prospectus illustrés d’hôtels allemands (Bonn, Cologne, Francfort) ; prospectus publicitaires (musique militaire de Gambaro, vente du Componium ou improvisateur musical, Lagrange successeur de Débitte) ; lettres avec vignettes du facteur d’orgues Vérani (1831) ; 3 factures parisiennes (1863-1864, dont le tailleur Edme Paris), carnet de dépenses du colonel Rapatel (1812-1813) ; 2 rares programmes de concerts aux Tuileries (1845) ; notices et brochures imprimées : Charte constitutionnelle de 1814, catalogue de l’Accademia di Belle Arti (Venise) 1853, Le Chant de Lutèce ou Nouvelle Marseillaise (1879), Panthéon de la Légion d’honneur par T. Lamathière, plan de l’Exposition coloniale de 1931, etc. Lot intéressant.
DORET Marcel [Paris, 1896 - Vernet, 1955], aviateur français.
Photographie signée. 230 x 170 mm. Photographie d’André, Le Bourget, représentant en vol le Trait-d’Union, équipage Le Prix-Doret ; Dewoitine 33, moteur Hispano Suiza 650 cv, détenant 8 records du monde dont celui de distance en circuit fermé. Envoi : « À Roger Lepreux Marcel Doret ». Beau document.
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DREYFUS Alfred [Mulhouse, 1859 - Paris, 1935], officier français accusé d'espionnage, héros malheureux de l'Affaire Dreyfus.
LEBON André [Dieppe, 1858 - Paris, 1938], homme politique français.
Lettre signée, adressée à Mme Dreyfus. Paris, le 4 juillet 1896 ; 1 page 1/2 in-4°. En-tête imprimé « Ministère des colonies ». La lettre concerne l’envoi de livres au déporté Dreyfus. « Je vous informe que des mesures sont prises pour faire diriger sur la Guyane française dans le plus bref délai possible, les volumes et publications diverses que vous avez transmis au Département pour être remis au déporté Dreyfus. Toutefois, les envois fréquents de cette nature présentant de sérieux inconvénients, j’ai décidé qu’à l’avenir vous ne seriez autorisée à expédier des livres à ce condamné qu’une seule fois par trimestre et que le nombre de ces publications ne devra pas dépasser 20 au maximum, pour chaque envoi.
André Lebon, ministre des Colonies du 29 avril 1896 au 31 mai 1898. Il est obligé de démissionner en mai 1898 à la suite de la campagne dirigée contre les mesures particulièrement dures qu’il avait prises contre Dreyfus alors emprisonné à l’île du diable.
Document exceptionnel.
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[DREYFUS Alfred [Mulhouse, 1859 - Paris, 1935], officier français accusé d’espionnage.]
Exceptionnel ensemble de 5 lettres autographes signées d’Herman-Paul (ou Hermann-Paul) (Hermann Paul René Georges, dit) [Paris, 1874 - Saintes-Maries-de-la-Mer, 1940], peintre français. De Rennes, sans date [1899] ; 10 pages in-8°. En-tête de l’Hôtel Moderne à Rennes. Un dessin avec légende autographe au crayon joint. Intéressantes lettres sur le conseil de guerre auquel assista Herman-Paul et qui condamna Dreyfus à dix ans de réclusion le 9 septembre 1899. « Je vous ai expédié hier 2 croquis de Dreyfus et du colonel Jouaust […]. L’aspect de cet homme qui a l’air d’un très vieux petit garçon est poignant. » Dimanche : « La matinée d’hier a vraiment été extraordinaire. Accentuée l’après-midi par les nouvelles des arrestations que nous recevions, cela a pris de belles proportions et il semble qu’on vit dans du Michelet. Dreyfus est terrible à voir ! C’est la statue du remords. Il est voûté, les genoux pliés, les bras ankylosés. […] le premier jour il était livide et quand il s’est levé pour protester de son innocence, cette voix étranglée et cette bouche sans salive, les sanglots étouffés dans sa gorge, ses mains tremblantes et ses jambes grelottantes en faisaient l’image du désespoir et il représentait réellement la “victime”. Hier ça a été autre chose quand il s’est dressé devant Mercier ferme, droit et menaçant. Il a eu alors pour son bourreau un regard de hauteur méprisante qui avait une véritable grandeur et nous avons vécu là une minute dont le souvenir nous poursuivra. Seulement quand on sort de là, et qu’il faut avec des notes prises dans un tel état nerveux reconstituer la figure des acteurs du drame on n’est pas fier et au bout de 3 ou 4 h d’efforts on est complètement annihilé ! aussi n’ai-je qu’une idée très vague de l’intérêt des croquis que je vous envoie. » Vendredi : « Il m’a été impossible de faire quelque chose de Picquart. Je vous serai reconnaissant de m’envoyer ici l’original de mon dessin d’hier (“ les questions ne seront pas posées”), on m’a dit qu’il ferait le plus grand plaisir à Labori. […] mes modestes compliments sur la façon dont le journal est fait, au milieu de toutes ces complications. Je le trouve remarquable et je pense que vous devez être heureux d’un succès qui vous est dû pour une bonne part. » Ancienne collection Gaston Calmette, vente en 1932. Témoignage exceptionnel !
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DUQUESNE Abraham, marquis [Dieppe, 1610 - Paris, 1688], marin français.
Lettre signée avec date et compliment autographes, adressée à « Monseigneur ». Grande rade de Toulon, 30 novembre 1680 ; 4 pages in-folio. Relation d’une expédition manquée à Alger. Il est arrivé à Toulon avec toute l’escadre, les vaisseaux battus par la tempête et les équipages fatigués. « Après avoir escorté et congédié les deux prises faittes sur les Tripolins, lescadre fit la routte d’Alger mais de furieux coups de vants les plus dangereux que jaye veus sans pouvoir prendre de mesures, faisant tout le tour de la boussolle ». Le 8 octobre, ils étaient à sept ou huit lieues du cap Cassine, le plus proche d’Alger. « Un coup de vant de sud-sud-ouest et sud-ouest nous chargea avec tant dimpetuosité que la freguatte la Bien Aymée se crut en grand peril […] comme sestoit des voyes deau qui avoient un peu trop allarmé lequipage nous relachasmes le dix du courant soubs les Illes Fromentierres ou l’on mist la ditte freguatte a la bande. » Les vents étant contraires, ils ne purent aller à Alger, mais subirent les vents auxdites îles jusqu’à ce qu’ils fussent contraints, par manque de vivres, de prendre la route de la côte de Catalogne : « Nous passames a la radde de Barcelone, nous contasmes sept gualleres amarées au font du molle, il y avoit en cette radde le vaisceau que lon apelle le Vice-Amiral de Genes qui nous salua de son canon, ensuitte je lenvoié visitter par mon neveu Duquesne, ce quil soufrit sans difficulté il ne sy trouva aucun matelot françois. » Il évoque l’affaire du comte de Béthune et donne des assurances sur la conduite du marquis d’Amfreville. « Je prandray la liberté de vous dire que quoy que jaye fait mon devoir et mesme un peu trop risqué pour aller en Alger quand je me suis veu contraint de prendre la routte de France, apres avoir fait reflection, jay conclu sur laroguance ou sont ces corsaires a present que nous naurions rien optenu deux et quils auroient pris occasion de rompre les premiers, ce qui assuremant auroit causé grand prejudice au commerce et quil faudroit que le roy eust par avance pris des mesures pour avoir des vaisceaux a leur radde en nombre et en estat de leur faire connoistre ses forces. » Très rare.
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