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Littérature Literature |
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ACHARD Marcel [Sainte-Foy-lès-Lyon, 1899 - Paris, 1974], auteur dramatique et scénariste français.
Manuscrit autographe signé « M.A. », intitulé « Deux contes à la manière de Wilde pour parler d’Armand Salacrou ». Sans date ; 1 page in-4°. Il s’agit d’une chronique relative à une pièce d’Armand Salacrou. « Il était une fois un poète qui s’appelait Armand Salacrou. Et les hommes l’aimaient parce qu’il racontait des histoires. Oh de drôles d’histoire... Des histoires de roi triste, de casseurs d’assiette, de matelots, de figures de rire, de bonne de restaurant et de bonne amie d’empereur. Un drôle de corps, allez, avec un drôle de visage. Il prétendait que la mort seule d’un de ses héros l’avait pu préserver d’un suicide inutile. […] Un jour qu’il avait dit une très belle histoire dont le héros était un certain Patchouli, des enchanteurs très puissants décidèrent que ce rossignol là serait une grenouille. Ainsi fut fait. Et Patchouli, moins heureux que ses frères les contes devient une grenouille. Mais c’est depuis ce jour que les grenouilles sont poétiques. »
ACHARD Marcel [Sainte-Foy-lès-Lyon, 1899 - Paris, 1974], auteur dramatique et scénariste français.
Manuscrit autographe signé. Sans date ; 2 pages in-4°, avec en-tête « Palace Hôtel Bruxelles ». Il s’agit d’une chronique relative au film de Douglas Fairbanks Le Masque de fer. Nombreuses ratures. « Je viens de voir le nouveau film de Douglas Fairbanks. Je vous prie de croire que c’est quelque chose d’extraordinaire. On l’a tiré, paraît-il, des œuvres d’Alexandre Dumas père. J’ai heureusement lu Dumas père. Et je puis vous affirmer qu’il n’en est rien. […] Louis XIII, le chaste ayant eu deux fils jumeaux d’Anne d’Autriche d’une sombre et d’ailleurs incompréhensible machination du perfide Richelieu qui avait remplacé le premier jumeau par le second. Les enfants grandissent. Ils se ressemblent d’une façon extraordinaire […] Louis XIV (c’est-à-dire le vrai — celui dont on vous a parlé, celui qui règne) est tout bon. Tandis que l’autre, le roi Louis XIV (c’est-à-dire le faux, celui qui ne règne pas) est tout mauvais. »
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AUDIBERTI Jacques [Antibes, 1899 - Paris, 1965], poète et écrivain français.
Huile sur carton signée et datée. 1962 ; 220 X 280 mm. Huile représentant le maréchal de Turenne. Très belle pièce.
BECQUE Henry [Paris, 1837 - id., 1899], auteur dramatique français.
Lettre autographe signée. Sans date ; 1 page in-8°. « Excusez-moi, je vous prie et ne comptez plus sur moi. Je pourrais en ce moment, si je mettais quelque chose dans un journal, être exposé à des réclamations de la part d’un autre. »
BECQUE Henry [Paris, 1837 - id., 1899], auteur dramatique français.
Lettre autographe signée. Sans date ; 2 pages 1/2 in-8°. « Je vous suis bien obligé de votre nouvelle lettre et je m’empresse de vous envoyer les renseignements que vous désirez. Il n’est pas exact que je doive écrire une Histoire critique du théâtre contemporain et la Revue, je ne sais pas moi-même laquelle, qui l’a annoncé m’a fait beaucoup trop d’honneur. Je ne donnerai pas de nouvel ouvrage cet hiver. […] Si vous pendez qu’il y a quelque intérêt pour le monde littéraire à ce qu’un écrivain allemand s’occupe de mes ouvrages, je ne demande pas mieux. Mais je préférerais de beaucoup la Hollande et un article qui me viendrait discrètement de vous. »
On joint un manuscrit autographe (Edmond Goblot ? ; 4 pages in-4°) qui relate les conclusions d’un neurologue sur la personnalité de Henry Becque [Fonds Abraham Dreyfus].
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BECQUE Henry [Paris, 1837 - id., 1899], auteur dramatique français.
Poème autographe signé. Sans date ; 1 page in-4°.
«Le temps et ses leçons amères
ne nous guérissent qu’à moitié ;
Nous reconnaissons nos chimères
Sans pouvoir les prendre en pitié. »
[…]
« Poètes, quel sort est le nôtre !
Nous courons d’une erreur à l’autre
Têtes folles et coeurs blessés.
Dans ce besoin d’aimer immense,
une voix nous dit : recommence
Quand l’autre nous dit : c’est assez. »
BENOIT Pierre [Albi, 1886 - Ciboure, 1962], romancier français.
Lettre autographe signée. La Roche-Posay, 20 mai 1951 ; 1 page in-8°. « Voici ma petite note. Vous serez bien bon de m’aviser de la date à laquelle elle sera publiée et des répercussions qu’elle pourra avoir. »
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BENOIT Pierre [Albi, 1886 - Ciboure, 1962], romancier français.
Manuscrit autographe. 2 pages et 1/2 in-folio. En-tête du « Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts »(fentes réparées au papier gommé). Brouillon de lettre au nom de L’Édition française illustrée à propos d'une nouvelle collection littéraire, Les plus belles nouvelles de France. Il faut aider à libérer la nouvelle, trop souvent reléguée à l’arrière-plan de la littérature, et, faisant référence à des auteurs comme Mérimée, Flaubert ou Maupassant, on demande aux éventuels collaborateurs une nouvelle inédite, sensiblement de la dimension de Carmen, Un cœur simple ou Boule-de-Suif, dont le tirage en volume spécial sera digne de ces grands noms.
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BOIS Jules [Marseille, 1868 - New York, 1943], poète, romancier, dramaturge, essayiste et journaliste français.
Poème autographe signé intitulé « À celle qui aime trop les ruines ». Sans date ; 2 pages 1/2 in-8°.
« J’ai compris votre coeur, ô soeur mélancolique,
J’ai compris votre coeur profond et déchiré !
Et sans ce sanctuaire où chante un sang mystique
Le culte d’un amour trop lointain et sacré
[…]
Je sais cela, je sais aussi que, fraternel,
À ces ruines dont le prestige vous pénètre
Nous sommes de grands murs avec une fenêtre
S’ouvrant sans chaud vitrail vers des soirs éternels !
[…]
Mais la cendre a germé, la campagne stérile
A levé sa moisson sanglante et le blé fort.
Un souffle de survie a passé sur la mort,
Voilà que la Douleur accomplit l’oeuvre utile
[…]
Les baisers d’autrefois sont des forces divines...
Allons vers les chemins radieux, tous deux seuls,
Le Mystère et la Joie écartant les linceuls ;
Des anges sont assis au milieu des ruines ! »
BOIS Jules [Marseille, 1868 - New York, 1943], poète, romancier, dramaturge, essayiste et journaliste français.
Manuscrit autographe signé, intitulé « Prière des Brahmanes ». Sans date ; 2 pages 1/2 in-8°. Manuscrit sur l’Inde, pays qui fascinait Blois. Il écrivit d’ailleurs en 1903, Vision de l’Inde.
« Seigneur, que ta Bonté seulement s’accomplisse !
D’autres ont demandé ta gloire ou ta justice. Je ne veux seulement pour vous que ta Bonté !
La nature infinie et sa sérénité
N’ont point péché contre ton coeur ; l’intelligence
seule est coupable, et l’homme seul qui veut et pèse
Est coupable, et je suis coupable et tu me vois !
[…]
Je veux m’anéantir dans l’Être. Vastes nuits,
Vous qu’illumine à l’infini l’oeil des étoiles,
Vous valez mieux que note jour aux mornes voiles.
Notre lumière n’est qu’un songe, et je veux voir,
Dans l’éblouissement d’un soleil chaste et noir,
La barrière du Moi s’étant enfin dissoute
Le flot de l’Infini remplir mon âme absoute,
Et Dieu monter dans le mystère de mon coeur
Comme en un vase par une ardente liqueur. »
BOIS Jules [Marseille, 1868 - New York, 1943], poète, romancier, dramaturge, essayiste et journaliste français.
Ensemble de 11 lettres autographes signées, dont 4 adressées au poète Auguste Dorchain, 4 au comédien Victor Boucher, et 1 à André Maurel. De 1901 à 1913 ; formats in-8° principalement. Demandes de rendez-vous à ses correspondants pour des séances de travail.
— « Mon cher poète, voici quelques vers avec mes meilleurs voeux de succès. Je pars pour l’Inde et serai rentré à Paris, dans deux mois. »
— « Ne m’oubliez pas pour le prix Chauchard et merci de votre charmante promesse. Maurice Donnay est chaleureusement acquis. »
— « Il est vraiment nécessaire de nous voir. Voulez-vous me faire le grand plaisir de venir déjeuner chez moi demain matin mercredi midi. »
— « Me ferez-vous l’honneur de venir déjeuner demain matin vendredi ? »
— « Je reçois un télégramme des directeurs du théâtre antique d’Orange me demandant de vous télégraphier qu’ils acceptent la combinaison Alexandre. »
— « Je viens décrire à Clémenceau pour lui demander de nous autoriser d’écrire une chronique sur la thèse de l’Eternel Retour, traitée auparavant par Goethe, Nietzsche, Blanqui, Gustave le Bon. »
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BOSCO Henri [Avignon, 1888 - Nice, 1976], écrivain français.
Lettre autographe signée. Lourmarin, le 13 juillet 1950 ; 4 pages in-8°. « Votre lettre me tombe du ciel — un ciel de feu — au milieu des garrigues incandescentes. […] J’avais donc oublié Paris et ses querelles. Vous me les rappelez, et, somme toute, vous avez raison car l’écrivain a ses devoirs dont le premier est de se défendre. En général, il n’y manque guère. J’y manquerai pourtant, du moins un peu, et uniquement par ignorance. […] De ce qu’ont dit de moi, les Histoires de la littérature française contemporaine, je ne sais rien directement, ne les ayant pas eues dans les mains. […] Je sais que Clouard m’a consacré 17 lignes et encore ne le sais-je que par un article du cher et fidèle Kemp. Il trouvait que c’éatit peu. […] Pour revenir à notre débat, je vous dirai bien volontiers mon opinion, sur ce qu’on a écrit de mon oeuvre, lorsque je le saurai moi-même. […] J’ai publié aux éditions de la Cigogne, avec 47 aquarelles et dessins inédits d’A. Marquet, des pages sur Alger que j’appelle : Sites et mirages, à paraître au printemps chez Gallimard. »
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CARCO Francis (François Carcopino-Tusoli, dit) [Nouméa, 1886 - Paris, 1958], écrivain français.
Lettre autographe signée, adressée à Vauxcelles. Paris, 28 octobre 1919 ; 2 pages in-8°. Il a rencontré ce jour le peintre Kisling à son exposition « et nous avons parlé de vous. […] N’y viendrez-vous pas pour rendre à Kisling un témoignage chaleureux ? Vous lui feriez un plaisir très grand.» Il serait heureux de le féliciter de ne pas manquer un rendez-vous « quand il s’agit de défendre un jeune peintre».
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CHABANEIX Philippe [en mer devant Albany, 1898 - Paris, 1982], poète français.
Recueil intitulé Dix nouvelles Romances . Sans date ; 23 pages in-8°. À la dernière page, un justificatif autographe signé de l’auteur, stipule que l’ouvrage a été « limité à 36 exemplaires reproduisant l’écriture de l’auteur, qui les a numérotés et signés lui-même. […] N° 4. Tous les exemplaires contiennent un poème autographe. »
Est joint le poème autographe signé, intitulé Chèvrefeuille. 1 page in-8° :
« Quel est ce rêve qui m’accueille
Parmi la fraîcheur de ces bois
Où le parfum du chèvrefeuille
Se mêle au son pur de ta voix,
Quel est ce rêve qui m’accueille
Et qui m’entraîne à ton côté
Dans ce parfum de chèvrefeuille
Charme d’un soir d’avant l’été ? »
Rare.
COOPER James Fenimore [Burlington, New Jersey, 1789 - Cooperston, New York, 1851], romancier américain.
Billet autographe signé, adressé à Charles Gosselin. Venice, 30 avril 1830 ; 1 page in-16 oblongue. « Payez à Messieurs Willis & Co la somme de quinze cents francs, lesquels sont la balance du prix des feuilles du Wept of Wish-ton-Wish » (roman paru en 1829).
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COPPÉE François [Paris, 1842 - id., 1908], poète français.
Manuscrit autographe signé. 9 pages in-8°. Ces pages comportent des annotations au crayon gras bleu de l’imprimeur et ont été collées sur papier fort. Le manuscrit comporte de nombreuses ratures et corrections marginales. Il traite du salon des peintres et sculpteurs. Coppée y parle de ses deux arts tel un critique d’art. « Je maintiens cependant d’une façon générale, tout ce que j’ai reproché au petit genre. Malgré tout leur brio, tout leur acquis, toute leur souplesse de mains je ne découvre pas, parmi tous en question […] un seul talent vraiment personnel, original ! qui fasse dire enfin, à trois pas de leurs tableaux, combien je le dis à six pas devant d’autres : Voici un Corot, un Chaplin, un Jules Breton. »
On joint une photographie du poète par Goupil, d’après un cliché de Nadar, imprimé dans la Galerie contemporaine.
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CURNONSKY (Maurice Edmond Sailland, dit) [Angers, 1872 - Paris, 1965], écrivain et gastronome français.
Pièce autographe signée, adressée à Gaston Picard. Sans date ; 2 pages in-8°. « Comment naissent mes livres ? Au hasard, et dans l’ombre de la nuit, entre minuit et six heures du matin […]. Pourquoi j’écris ? J’ai bien envie de vous répondre “pour quelques personnes” mais on y verrait peut-être une profonde insinuation ! […] Mes livres ne me satisfont jamais. Je préfère ceux des autres qui me coûtent moins de peine. »
CURNONSKY (Maurice Edmond Sailland, dit) [Angers, 1872 - Paris, 1965], écrivain et gastronome français.
Lettre autographe signée. Coutainville-plage, le 1er septembre 1905 ; 3 pages in-8°. Il autorise M. Roques, directeur du Courrier Français à reproduire dans son journal quelques dessins de Mirande. « Voilà encore de la très bonne publicité gratuite — et il y a urgence à seconder l’amabilité de M. Jules Roques qui met si gentiment son journal à notre disposition. […] Dans quinze jours, il sera trop tard pour atteindre le public des plages auquel notre volume était surtout destiné. Les admirables plombs que vous m’avez montrés ont-ils paru quelque part ? Ma réclame insolente dans le Sourire a très bien porté dans ces parages. […] Je serais bien heureux de savoir […] si Monsieur Garnier compte toujours soutenir un peu le petit bouquin pour lequel Willy et moi avons fait jusqu’ici une jolie publicité gratuite qui n’est pas à la portée de tout le monde ».
DORGELÈS Roland (Roland Lécavelé, dit) [Amiens, 1885 - Paris, 1973], écrivain français.
Lettre signée, adressée à Gaston Picard. Paris, le 1er mai 1957 ; 1 page in-4°, enveloppe jointe. « Des fautes et des coquilles, j’en ai relevé un certain nombre dans mes livres. Parfois elles m’ont fait sourire, parfois elle m’ont fait grincer des dents. Dans une traduction espagnole d’un de me livres de guerre, le traducteur qui devait ignorer l’argot, faisait dire à mes soldats : “ Vivement la permission pour qu’on aille à Panama”. Cela prenait un sens défaitiste qui a dû étonner certains lecteurs. »
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DROUET Juliette (Juliette Gauvain, dite) [Fougères, 1806 - Paris, 1883], actrice française.
Très belle lettre d’amour autographe signée, adressée à Victor Hugo. « 28 avril (1849) samedi soir, 8 h » ; 4 pages in-8°. « Mon Dieu, est-ce que tu ne viendras pas ce soir ? Vraiment, j’en ai grand peur en regardant l’heure à ma pendule. Ainsi voilà tout ce que j’aurai gagné à vous donner un Balthazard ! Merci ,c’est peu encourageant et je commence à regretter mes crevettes, mes vins généreux et mes meringues à la vanille. Tout cela devrait peser à votre conscience de représentant, si vous en aviez mais vous n’en avez pas, j’en suis convaincue aujourd’hui. Il paraît, du reste, que c’est un parti pris par moi de vous écrire à l’envers de ma feuille de papier. Au reste cela ne fait pas grand-chose puisqu’aussi bien ce que je vous dis n’a ni queue ni tête. Cela tient à ce que j’ai un tas de méchancetés que je suis occupée à retenir pour les empêcher de sortir. L’attention que je mets à la surveiller m’empêche de voir ce qui se passe au bout de ma plume, et je ne sais pas les trois quarts du temps ce qu’elle fait. Mais peu importe et je ne suppose pas que tu attaches grande importance à un gribouillis. Ce que tu en fais n’est que pour la forme et par égard pour moi. Je me rends bien compte de cela, mon pauvre bien aimé, tu tâches à force de bons procédés de me cacher le tort peut-être involontaire, dont tu es coupable envers mon amour. Je le sens, je t’en remercie, je t’en supplie de ne pas te contraindre à lire ces informes gribouillis qui ne sont pas plus l’expression de mon amour que ta bonne grâce n’est la preuve du tien. Pense à cela mon Victor, et ai le courage de la franchise. Je t’en saurai gré. Juliette. » Très belle lettre.
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DU CAMP Maxime [Paris, 1822 - Baden-Baden, 1894], écrivain et voyageur français.
Lettre autographe signée, adressée à un violoncelliste, prénommé Paul. Paris, 31 juillet ; 2 pages 1/2 in-8°. « Mademoiselle Judith Lion s’étant légèrement blessée la main droite dans son déménagement, me prie de lui servir de secrétaire ; je saisis en hâte cette occasion de vous serrer cordialement la main. » Il écrit ensuite sous la dictée de Mademoiselle Lion une très jolie lettre d’amour. « Cher adoré, la joie a inondé mon cœur en recevant ta lettre. Ah! comme tu es aimé de ta Judith et comme elle voudrait t’accompagner dans ce voyage afin de jouir de tous les triomphes qui vont t’accueillir. Je m’ennuie, je languis, je suis souffrante. Pourquoi n’es tu pas là pour calmer les tourments de ce cœur qui t’appartient. […] Tu me demandes s’il faut jouer à la roulette : non ! non ! cher Paul !; ne sais tu pas le proverbe : heureux en amour, malheureux au jeu ! Tu perdrais tout, crois moi, car nulle tendresse ne fut plus violente que la mienne. Je vois Brice quelque fois, il fait la cour à ma mère qui se la laisse faire avec plaisir. […] Ne fais plus de rêves affreux, je t’en conjure, crois en moi comme on crois en Dieu et n’oublie jamais que pour la vie et l’éternité, je suis à toi. ta Judith. Écris moi ! Écris moi ! j’attends ta réponse avec impatience ! tes lettres seules me font vivre ! ».
DU CAMP Maxime [Paris, 1822 - Baden-Baden, 1894], écrivain et voyageur français.
Très bel ensemble d’une vingtaine de lettres autographes signées. De 1865 à 1893 ; format in-8°. Lettres évoquant ses articles dans la Gazette du Midi et ses travaux. Longues lettres écrites de Baden-Baden pour la plupart. À étudier.
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DUMAS père (Alexandre Davy de La Pailleterie, dit Alexandre) [Villers-Cotterêts, 1802 - Puys, 1870], écrivain français.
Pièce autographe signée. Sans date ; 1 page in-4° oblongue. Extrait de sa tragédie Charles VII chez ses grands vassaux (1831), recopié sur une page d’album. Dans cette pièce, les amours de Charles VII et d’Agnès Sorel sont secondaires à côté de celles de Bérengère, femme du comte de Savoisy, avec l’esclave arabe Yaqoub, ramené de Terre sainte par son mari. Dumas a transcrit ici une longue tirade de Yaqoub :
« Quel enfant
Plus que moi fut heureux, plus que moi triomphant !
Quand ma tête en mes mains s’appesantit brûlante,
Et que dans le passé ma mémoire plus lente
Retrouve son chemin de jalons en jalons,
Comme un homme forcé d’aller à reculons.
Oubliant le présent et l’avenir, je songe
À mon matin si beau qu’il me semble un mensonge.
Je sens un soleil chaud à l’immense horizon
Je n’ai plus de collier, je n’ai plus de prison !
Je vois se dérouler sur l’ardente savane,
Comme un serpent marbré la longue caravane. »
FORT Paul [Reims, 1872 - Argenlieu, 1960], poète français.
Lettre autographe signée, adressée à Gaston Picard. 6 décembre 1948 ; 1 page in-8°. Enveloppe jointe. « Venez vite me voir. Vers 2 h et demi. Quelque chose d’intéressant pour vous. Mes hommages très sympathiques à madame Picard. »
FRANCE Anatole (Anatole François Thibault, dit) [Paris, 1844 - Saint-Cyr-sur-Loire, 1924], écrivain français.
Lettre autographe signée. « 5 villa Saïd, XVI, Dimanche » ; 1 page grand in-8°. « Rien ne me flattera plus que de mettre des matériaux à la disposition de l’homme admirable à qui les arts en France doivent tant. Ma maison sera fermée pendant quinze jours. Mais si vous pouviez y venir demain lundi 5, je remettrais les crayons dans vos mains. »
GAUTIER Jean-Jacques [Essômes-sur-Marne, 1908 - 1986], romancier, critique dramatique, essayiste français, et académicien français.
Lettre autographe signée, adressée à Gaston Picard. « Vendredi 4 août 1950 » ; 1 page in-8°, en-tête « Le Figaro ». « Cher Prince des Enquêteurs, 1/ Pardon, je rentre et trouve seulement votre mot. 2/ Merci pour votre aimable envoi, et votre souvenir qui me touche toujours. 3/ Je réponds à votre enquête s’il en est temps encore, mais je me demande si c’est convenable de dire la vérité. J’ai honte à l’avouer : je n’ai lu aucun des ouvrages auxquels vous faites allusion. »
GENEVOIX Maurice [Decize, 1890 - Alsudia-Cansades, 1980], romancier français.
Lettre signée, adressée à Mme George-Day. Paris, le 8 octobre 1969 ; 1 page in-4° , avec en-tête « Académie Française ». « L’annonce d’un legs éventuel de votre ami historien et sa femme en vue de fonder un prix à l’Académie ne saurait me laisser indifférent. Remerciez-les, je vous prie, d’une intention dont nous ressentons l’honneur et qui nous touche. En ce qui concerne les modalités, ils peuvent se mettre en rapport avec M. Oster, qui leur donnera toutes les précisions utiles. »
On joint une carte de visite autographe signée de son épouse.
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GREEN Julien [Paris, 1900 - id., 1998], romancier français.
Lettre autographe signée. Sans date ; 1 page in-4°. Rentrant de montagne, il trouve la lettre de son ami. « Je suis navré de vous savoir malade. […] Je n’ai pas besoin de vous dire que je prie pour vous matin et soir en demandant à Dieu qu’il vous rende la santé et la paix du cœur. »
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GRIMOD DE LA REYNIÈRE Alexandre-Balthazar-Laurent [Paris, 1758 - Villiers-sur-Orge, 1837], gastronome et littérateur français.
Ensemble de 3 lettres autographes signées et d’une pièce en partie autographe, adressées à M. Demy-Doineau, marchand et négociant à Paris. Chateau de Villers-sur-Orge ou Paris, 1825 à 1829 ; 7 pages in-4° ou in-8°, à son en-tête.
— 15 octobre 1825. « Vous devez penser, Monsieur, qu’ayant quitté Paris depuis 1814, et n’y allant que très rarement aujourd’hui, je suis peu au courant du prix de vos articles, qui n sont pas cotés dans les cours de commerce qui me passent chaque jour sous les yeux, tels que les cours des denrées coloniales, matières premières », etc. Cependant ayant une entière confiance en lui, il passe commande de nombreux tapis.
— 25 janvier 1829. Il accepte son offre obligeante pour le couvre-pied d’édredon.
—17 novembre 1829. Invitation à dîner « au Château de Villers-sur-Orge (1ère Succursale champêtre du jury Dégustateur) ».
— 30 mai 1830. Explications et excuses pour avoir tardé à régler ses factures.
Intéressant ensemble.
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GUTH Paul [Ossun, 1910 - Ville-d’Avray, 1997], écrivain français.
Lettre autographe signée, adressée à Mme George-Day. Sans date ; 1 page in-8°. En-tête Le Figaro Littéraire. « Laissez-moi vous dire encore combien j’ai été touché par votre bonté et votre chaleureuse amitié pour ce Naïf. Je suis encore bouleversé par tant de gentillesse. Je ne sais comment vous dire toute ma reconnaissance. Permettez-moi de vous la répéter, du fond du coeur, et de vous la prouver jusqu’à la fin de mes jours. » Remerciements autographes signées de Mme Juliette Guth à la suite de ceux de son époux.
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HEREDIA José-Maria de [Fortuna-Cafeyere, Cuba, 1842 - Château de Bourdonné, 1906], écrivain français.
Lettre autographe signée, adressée à Catulle Mendès. Paris 26 mars 1905 ; 3 pages in-8°, en-tête « Bibliothèque de l'Arsenal ». Il espère que son Scarron aura tout le succès qu'il mérite. Lui-même ne va plus au théâtre : « Je suis sourd comme le grand Ronsard et j'aime mieux lire vos beaux vers » Connaissant sa générosité, il vient lui recommander une pièce de son gendre, Maurice Maindron, qui sera créée jeudi au Théâtre Antoine : « Vous avez certainement lu St Cendre et Clérambon, les beaux romans sur les guerres de religion au XVIe siècle que Maindron a écrits. C'est une pièce dans le même goût, une suite de scènes d'amour et de guerre, d'un pittoresque truculent, comme eût dit le grand Théo, qui n'est pas fait pour vous déplaire. Je vous recommande les épées et les dagues qui ont été forgées par lui et un admirable costume noir de femme qu'il a dessiné. [...] Maindron est un savant homme, le meilleur du monde, sous une apparence un peu dure, et un solide écrivain.» Belle lettre.
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KATAÏEV Valentin Petrovitch [Odessa, 1897 - Moscou, 1986], écrivain russe.
Pièce signée. 1er octobre 1931 ; 1 page in-4°. Contrat entre Valentin Kataïev et M. Huntzbuchler, ce dernier recevant les pleins pouvoirs pour « l’exécution d’un film tiré de la pièce La Quadrature du Cercle ». Signature rare.
LÉAUTAUD Paul [Paris, 1872 - Châtenay-Malabry, 1956], écrivain français.
Lettre autographe signée de son pseudonyme « Maurice Boissard », adressée à Gaston Picard. Paris, 8 février 1924 ; 1 page in-8°. En-tête imprimé du Mercure de France. « Je suis un lecteur de Paris-Soir depuis son premier numéro. Chargé au Mercure des relations avec la presse, je vous ai inscrit au service de la revue sans attendre votre demande. C’est vous dire que je suis flatté de la demande que vous voulez bien me faire. Mais je suis fort mal fichu en ce moment. Voulez-vous m’excuser ? ».
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LOUŸS Pierre (Pierre Louis, dit) [Gand, 1870 - Paris, 1925], écrivain français.
Manuscrit autographe signé. 1 page grand in-4°, à l’encre violette. Page manuscrite extraite de son livre L’Homme de pourpre (1901). « Six esclaves sarmates s’avançaient deux par deux, chacun portant une charge d’or et un coutelas à la ceinture. Derrière eux, un négrillon tenait horizontalement, comme une patère à libations une longue crosse de cèdre rose serrée par un lacet d’or : la canne auguste du Maître. »
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MONTHERLANT Henry Millon de [Paris, 1895 - id., 1972], écrivain français.
Manuscrit autographe, « Gide », [août 1927 ?] ; 5 pages in-4°. Brouillon d’un curieux article sur André Gide, à l’occasion du Voyage au Congo. Ce brouillon, dont la plus grande partie est biffée, est écrit au dos de tapuscrits corrigés et d’une lettre de la maison Grasset (26 août 1927). Après quelques ébauches évoquant notamment Gide et Phèdre, Montherlant avoue le peu de sympathie qu’il éprouvait d’abord pour Gide, dont l’idée du « péché » lui semblait ridicule. « Rien n’est si simple et si naturel que toutes les choses de la chair. Tant pis pour l’art, [...] mon instinct me le disait : que dans tout cela il n’y a de prohibition que ce qui cause du tort à ce qu’on aime. La voilà, la santé. Et j'étais agacé de tant de cachotteries, de sous-entendus, d’un tel manque de franchise dans la façon d’aborder ces questions. L’atmosphère de Gide ne m’était pas agréable. Je le trouvais potache. Ce «péché»! Ce « démon » ! Cependant il en vint à estimer Gide pour son attitude intellectuelle et la qualité de son art, et pour deux actes de courage : avoir embrassé publiquement Oscar Wilde sortant de prison, et avoir écrit L'Immoraliste. « Gide a soutenu que l’art avait besoin d’hypocrisie. Ceci, comme tant, doit être vrai, étant bien entendu que le contraire l’est aussi. Car on ferait faire un beau pas à l’art avec le manque total d’hypocrisie. [...] Et quand il n’y aurait eu l’art, il y a la vie, tellement plus importante que l’art, qui a tout à gagner à la franchise. » Aujourd’hui, Voyage au Congo témoigne d’une fraîcheur de désir et d’une vigueur de constitution admirables : « Gide se doit de poursuivre l’œuvre de salubrité morale à laquelle il s’est récemment donné. [...] Plus que dans le domaine purement intellectuel, il me semble qu'il œuvrera précisément dans la vie, dans cette grande œuvre de dégonfler ces fantômes par lesquels les hommes souffrent. »
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PAULHAN Jean [Nîmes, 1884 - Paris, 1968], écrivain français.
Manuscrit autographe signé, intitulé « L’impatient ». Sans date : 3 pages in-8°, en-tête « NRF ». « Même les morts, est-ce qu’il ne leur arrive pas de nous tromper ? Comment se fait-il qu’à l’instant du trépas, ils ne disparaissent pas du même coup de notre esprit, de notre cœur ? Mais c’est le contraire : nous songeons à eux longuement, plus longuement que nous n’avions l’habitude. […] Jean Blanzat s’éveille et d’abord se réjouit de retrouver à leur place les meubles, et les vêtements, tels qu’il les a quittés hier soir : la chemise qui cache le pantalon, le veston, les chaussettes (qui les cache et pourtant les trahit par certains plis), les murs et aussi les fleurs. […] Quand prendra-t-il part au monde ? Quand se trouvera-t-il à la fois dehors et dedans ? Quand sera-t-il confondu ? Vous voyez bien qu’il ne peut plus attendre. »
PAULHAN Jean [Nîmes, 1884 - Paris, 1968], écrivain français.
Lettre autographe signée, adressée à Gaston Picard. Le 15 décembre 1921 ; 2 pages in-16, enveloppe jointe. Il a été heureux de recevoir ses poèmes. « Il me semble bien qu’une délicatesse aussi constante, aussi “recoupée” et sûre d’elle au point de s’analyser sans danger leur donne un trait, et une personnalité rares. Pourquoi mignardise a-t-il un sens déplaisant ? Je ne voudrais pas d’autre mot pour vous parler de “des fruits glacés...”. Mais “les roses balancées” me touchent, je me laisse aller à elles sans réserve, je m’étonne davantage à chaque nouveau vers, que vous deviniez aussi juste. »
PÉLADAN Sâr Merodack (Joséphin Péladan, dit) [Lyon, 1858 - Neuilly-sur-Seine, 1918], fondateur de l’ordre des Rose-Croix catholiques français.
Billet autographe signé, adressé au directeur de la librairie Garnier. « Château de Villenoy par Meaux, Seine-et-Marne », 14 juillet 1912 ; 1 page in-12, adresse au dos. Restauration d’une fente en bordure. « Si vous voulez bien m’adresser un exemplaire de Nos Cathédrales, je mentionnerai ce livre à la suite des sténographies de mon cours d’archéologie nationale qui va paraître dans la revue du Foyer, annexe de la revue hebdomadaire. »
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PEYREFITTE Roger [Castres, 1907 - Paris, 2000], romancier et auteur dramatique français.
Lettre autographe signée. Fiesole, le 19 septembre 1962 ; 1 page in-4° avec en-tête à son adresse. « Notre conversation téléphonique et votre aimable lettre me laissent sur le regret de n’avoir pu parvenir à un accord. Mais les propositions que j’ai faite, en contrepartie des autres, trahissent un secret désir de voir s’éloigner de moi une coupe, pourtant bien remplie. […] Comme je vous l’ai dit, j’avais déjà, avant mon départ en juillet, décliné une offre […] d’un grand hebdomadaire. […] Mais, au fond,je cherchais à ne pas me laisser tenter... ou d’avoir une revue plus décisive. »
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PROUDHON Pierre Joseph [Besançon, 1809 - Paris, 1865], écrivain et théoricien politique français.
Lettre autographe signée, adressée à M. Dentu. Passy, 24 novembre 1864 ; 1 page in-8°. « Après de longs débats, je n’ai pu parvenir à décider MM. Garnier fres. Jamais on ne vit libraires plus dégoûtés de politique. » Il a pu seulement le décider à être « vendeur de mon nouveau livre, mais à la condition que j’en serais moi-même l’éditeur. C’est ce qui aura lieu, en vertu du droit qu’a tout écrivain d’éditer ses propres ouvrages, comme fait Michelet et autres. » Il lui fait part de son intention de publier le nom du libraire Dentu sur la couverture, de sorte que « vous n’aurez , vous et M. Garnier , qu’à percevoir votre part des bénéfices. » Ainsi le public sera assuré de ne pas manquer d’y trouver ses brochures.
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RIM Carlo (Jean-Marius Richard, dit) [Nimes, 1905 - Peypin, 1989], écrivain, dessinateur, scénariste et réalisateur français.
Lettre signée, adressée à Gaston Picard. Paris, le 27 mai 1929 ; 1 page in-4°, en-tête de la revue « Jazz ». « Vous me demandez si j’ai une opinion sur la tour Eiffel ! Huysmans en avait une, ça ne lui a pas réussi. Mais je crois que la Tour appartient au passé, au présent, et à l’avenir, comme tout ce qui est vraiment beau et utile. Les pyramides d’Égypte étaient les tours Eiffel de pierre, mais comme la T.S.F. n’existait pas sous les Pharaons, on en avait fait des tombeaux. »
SAND George (Aurore Dupin, baronne Dudevant, dite) [Paris, 1804 - Nohant, 1876], romancière française.
Lettre autographe signée. « Samedi matin » ; 1 page in-8°. « Vous ne pouvez m’être importune, mais je suis littéralement débordée d’occupations. Si vous pouviez me résumer en quelques pages ce que je puis faire pour vous, j’irais plus vite, et après avoir agi, je vous rendrais compte. »
SAND George (Aurore Dupin, baronne Dudevant, dite) [Paris, 1804 - Nohant, 1876], romancière française.
Lettre autographe signée. Sans date ; 1 page in-8°. « Le Pce m’a dit n’avoir pas pu avoir le plaisir de vous voir et m’a répété quand elle voudra certainement. Il m’a dit cela avant hier soir. Je pense que je ne le reverrai pas, car je quitte Paris, au premier jour d’éclaircie dans mes affaires. »
SAND George (Aurore Dupin, baronne Dudevant, dite) [Paris, 1804 - Nohant, 1876], romancière française.
Lettre autographe signée. « Lundi soir » ; 1 page in-8°. « J’ai vu ce soir le prince qui m’a dit qu’il vus recevrait avec plaisir. Il m’a parlé de notre cher Talma avec beaucoup d’éloge et d’intérêt. C’est vers midi que le prince reçoit. »
SAND George (Aurore Dupin, baronne Dudevant, dite) [Paris, 1804 - Nohant, 1876], romancière française.
Lettre autographe signée, [adressée à M. Talma]. [Nohant], 8 octobre 1862 ; 4 pages in-8°. « N’imputez pas mon silence à l’oubli, mais au manque absolu de tems qui est le fléau de ma vie. […] Je ne vous répondais pas mais j’écrivais pour vous. Je ne sais si mes démarches eussent abouti, ou si, indirectement, elles ont aidé l’heureux hasard qui réalise un de vos désirs. Je ne m’en donne pas les gants du tout. […] Je suis bien enchantée de vous voir un peu satisfait et je m’intéresse beaucoup à la scène curieuse que vous racontez si bien. Quand aurons-nous le plaisir de nous revoir ? Si vous aviez quelques jours de liberté, ce serait le moment pour venir à Nohant. Il fait beau et nous ne sommes pas trop absorbés par le travail. Je dis nous, ce qui ne veut pas dire moi, mais aux heures ou forcément je repose ma tête et mes yeux, je serais avec vous ». G. Sand indique le moyen de venir la voir à Nohant.
SAND George (Aurore Dupin, baronne Dudevant, dite) [Paris, 1804 - Nohant, 1876], romancière française.
Lettre autographe signée, adressée à M. Talma. Nohant, 22 mars 1863 ; 2 pages 1/2 in-8°. « Êtes-vous donc si pressé que vous ne puissiez venir passer deux ou trois jours à Nohant, avant de refaire un monde nouveau dans votre vie d’étapes ? […] Sinon, emportez toujours mes voeux bien affectueux et ceux de ma famille. On ne songe point aux voyages ici pour le moment. Ma chère petite belle fille travaille à une layette qui l’absorbe et on tapisse le bureau. Enfin on bâtit le nid et on compte nourrir l’enfant. On aimerait pourtant bien à voir l’Afrique, à traverser les mers, à courir après le soleil. […] Mais il y a trop de bonnes choses dans la vie, on ne peut pas tout faire à la fois. »
TARDIEU Jean [Saint-Germain-de-Joux, 1903 - Créteil, 1995], poète et auteur dramatique français.
5 lettres ou cartes autographes signées, adressées à Lucien Scheler. 1970-1983 ; 2 pages et demie in-8°, 4 pages in-4°, 2 cartes postales et 2 enveloppes. 2 lettres illustrées de dessins. Nous citerons surtout la lettre du 28 février 1984 : « Nous écrivons surtout pour nos “pairs”. En tout cas moi : lorsque j’écris un texte disons un peu ambitieux par la recherche d’une certaine qualité, j’ai l’oeil (et l’oreille) rivé sur une poignée d’amis, tels que toi dont l’opinion m’importe avant toute chose […]. Alors si ce tribunal secret, non seulement me déclare non coupable, mais y ajoute des félicitations, alors j’estime que le but est atteint. […] Ton texte est magnifique. Déjà j’avais beaucoup aimé le premier volet du dyptique, celui-ci est […] encore plus beau. […]. Quel vocabulaire ! quelle fraîcheur de sensibilité - si rare dans un contexte cosmique […]. C’est un texte très important pour des gens comme moi c’est-à-dire agnostiques ».
Le reste de la correspondance tourne sur des invitations à Gerberoy, avec itinéraire et plan, et règlement du Monastère, cartes postales d’Italie. Plus un carton pour une exposition Victor Tardieu avec envoi autographe signé.
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VALERA Juan [Cordoue, 1824 - Madrid, 1905], romancier, essayiste et critique espagnol.
Lettre autographe signée, adressée à Thérèse Bentzon. Madrid, 26 novembre ; 9 pages in-8° ; en espagnol. Longue lettre autobiographique. Il relate sa conduite pendant la révolution de 1872, sa nomination comme sous-secrétaire d’État dans le gouvernement provisoire, l’abdication de don Amedeo, la reconnaissance d’Alphonse XII comme souverain, son amitié avec Canovas et son élection au Sénat, etc. Puis il parle de sa carrière littéraire, citant ses principaux ouvrages dont Pepita Jimenez, son activité pour le théâtre et la zarzuela, sa collaboration avec Emilio Arrieta, son élection à l’Académie des sciences morales et politiques. Lettre superbe.
WELLS Herbert George [Bromley, Kent, 1866 - Londres, 1946], journaliste et romancier anglais.
Lettre autographe signée. Lou Bastidou, Grasse, 25 juillet 1927 ; 1 page 1/4 in4°. En-tête gravé « Easton Glebe Dunmow ». Lettre concernant un discours.
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WILDER Thornton Niven [Madison, 1897 - New Haven, 1975], écrivain américain.
Carte lettre autographe signée « Thorton Wilder », adressée à Mme Wildschitz. Taos, New-Mexico, 14 avril 1958 ; 2 pages in-12 oblongues, en français. « Chère Madame Wildschitz. Mille mercis de votre lettre. C’est avec plaisir que j’accorde permission à M. Gignoux du Centre dramatique de l’Est de monter Notre Petite Ville selon les conditions que vous avez décrites. L’année passée j’ai fait avec plaisir la connaissance de Madame Jean Mauclair à Fontainebleau. Je lui ai expliqué qu’un de ces jours je vais faire une nouvelle traduction de cette pièce. Jusque-là, la traduction de « M. son mari » peut servir. Hors de la ville de Paris. Cette décision ne saurait offenser qui que ce soit. Une longue expérience m’a appris que les traductions et certaines œuvres doivent être faites par ceux qui comprennent les différences entre la langue américaine et la langue britannique. C’est toujours un plaisir... de vous écrire, Madame Wildschitz. Acceptez mes cordiales amitiés. » Peu commun.
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