En Francais

boulle@club-internet.fr
Contact us for further information or for an estimation

Restoration Worker
Specialized in Boulle marquetry furniture
For three generations, Atelier M.H. POISSON has been devoted to the restoration and conservation of Boulle marquetry and prestige furniture of the 17th, 18th and 19th centuries.
The French Ministry of culture, private collectors and international antiques dealers entrust us with their furniture and works of art.
Such a fidelity is the consequence of our permanent will to respect the deontological rules of restoration and restitution of our artistic heritage.

Tradition
We perpetuate the crafts knowledge of the old masters and use animal glues, hand cutting and needle engraving of marquetries.
We associate various animal protein based glues in order to respect the deontological obligation of reversibility. We use the traditional tools of the past : the bocfil (small hand saw for marquetry cutting), the marquetry sawbench or the "crossbow" saw for the cutting of missing pieces in precious wood, tortoiseshell or brass marquetries.
Hand engraving enables us to redraw the original decorative patterns on reconstituted parts.

Cabinet in red shell and ebony, 18th C.
Finishings
In parallel, bronzes, keywork, leather and clockwork are restored before they are put back in place on the finished waxed or varnished piece of furniture.
Traditional French varnish, filled and waxed finishing ("rempli ciré") or, in a few cases, synthetic varnish give furniture a good protection and restore its original brilliance.

Conservation
Nowadays, the main objective in the field of heritage protection is the necessity to restore furniture and works of art while preserving their physical and historical integrity and maintaining the reversibility of interventions.
Our technic of regeneration is in full harmony with this deontology.
This technic consists in stabilizing coloring substances and reinjecting a collagenous material which restores the original properties of ancient glues, without deteriorating the "patina".

Technic
Being frequently confronted to furniture fragilized by time, the technic of vacuum based gluing and reconstitution was an obvious choice for us.
Homogeneous repartition of glue, high precision placement of the different pieces : such are the main assets of this technic, which we also use to enable the deep penetration of filling substances into wormeaten parts.
We use this method to restore marquetries because it enables us to obtain a perfectly level surface without having to use the technics of rubbing down which are always damageable to woods.

Atelier M.H. Poisson
Parking facilities.
Preliminary studies and estimations at customer's place.
Reasonable schedules.
Optimal security : furniture placed in a strong room.
We act as "maître d'œuvre" and manage all the necessary interventions related to other crafts which the restoration eventually implies.




Marie-Hélène Poisson

Pendule "Tête de poupée" 18th C.

Cartel en corne verte 18th C.

La marqueterie Boulle à travers les siècles

L'art de la marqueterie est très ancien, il apparaît d'abord en Asie Mineure ; sous forme d'incrustation en marbre et ceci autour de 350 avant J-C, exemple : Le Palais du roi Mausole à Halicarnasse. La marqueterie se développe ensuite en Italie et se nomme " intarsia ". Une première technique, consiste à découper des éléments de placages et à les incruster dans des panneaux massifs, se nomme tarcia certosina. Vers le XIVe siècle, ont commence à utiliser un nouveau procédé appelé tarcia geomerica. Cette technique consiste à assembler tous les éléments de placages au lieu de les incruster.
Cette pratique perdurera jusqu'au XV siècle et sera modernisée par Benedetto Da
Maîano (1444 1496). Utilisateur de la perspective et de différents bois colorés, il pourra alors réaliser de véritables tableaux. Dans la deuxième partie du XVIe siècle, la marqueterie est utilisée dans différente partie du monde (essentiellement autour du bassin méditerranéen). Vers 1600, la marqueterie est utilisée le plus souvent avec un décor à l'italienne.
Lorsque en 1667 Colbert créa la manufacture des Gobelin, il s'attacha le service de marqueteurs venus de différents pays européen : (Domenico Cucci, Pierre Gole,
Jacques Sommer…) qui travaillaient déjà pour la couronne. Ces artisans possédaient des techniques qui leurs étaient propre. Domenico Cucci était spécialisé dans la marqueterie de pierres (cabinet du Duc de Northumberland et tables). Pierre Gole quand à lui a utilisé des matériaux à fort contraste ; tel que l'ivoire sur fond d'ébène et aussi des matériaux forts colorés (corne bleu, lapis-lazuli, nacre). A la mort de Jean Macé qui était logé au Louvre, Colbert proposera au roi : " le nommé Boulle, le plus habile de Paris en son métier ".

André-Charles Boulle (1642-1732)
Il était issu d'une famille originaire de Hollande. Son père, menuisier en ébène était installé Montagne Sainte Geneviève depuis les années 1650. André-Charles accéda à la maîtrise avant 1666. La même année que son installation au Louvre (1672) il recevra le brevet signé de la reine d'ébéniste, ciseleur, doreur, sculpteur du roi. André-Charles Boulle n'est pas l'inventeur de la technique qui porte son nom, mais il perfectionna celle-ci par l'emploi de dessins originaux crée par des ornemanistes tel que Audran, Gillot et surtout Bérain. Le tout sous la direction de Charles Lebrun. Il introduisit dans la marqueterie des matériaux inédits (corne teintée, étain et métaux précieux). Ses compositions d'écaille et de métal découpés en superposition ont un aspect différent suivant quelle sont assemblées en partie ou en contre partie. Habile sculpteur et ciseleur cela lui permit d'harmoniser ses décors marquetés avec les bronzes utilisés sur ses meubles. Tout au long de sa vie il s'attacha à magnifier ou inventer des meubles nouveaux tel que : le bureau Mazarin qu'il redessina pour inventer le bureau plat ; la commode, avec la livraison de la paire pour le grand Trianon en 1708. Sa première livraison pour la couronne fut un cabinet d'orgue pour la Chapelle de Versailles.
Au même moment, il réalisa ce qui fut son chef-d'œuvre, le décor en marqueterie des parquets et lambris pour l'appartement du Dauphin à Versailles, ce qui lui valu sa célébrité auprès de ses contemporains. Son atelier ne cessera de se développer tout au long de sa vie. A la mort de Louis XIV (1715) il cédera son atelier à ses quatre fils. Malheureusement celui-ci brûlera pendant l'été 1720. En 1725 Boulle obtient du roi une pension annuelle. Il mourut en 1732 à l'age de quatre-vingt dix ans. Ses fils formés dans l'atelier, perpétuèrent la tradition.
André-Charles Boulle II fut second prix de Rome en sculpture. C'est dans les ateliers de ses fils, que furent formés bon nombre de grands "ébénistes du XVIII siècle (Riesner, Oeben, Levasseur etc.).
La marqueterie Boulle perdurera tout au long du XVIIIe siècle avec essentiellement une production de pendules et cartels, un intérêt renouveler sous Louis XVI. Des ébénistes tel que Levasseur, Montigny et bien d'autre perpétuèrent la renommé de Boulle en restaurant, transformant et intégrant cette technique dans le style néo-classique en faveur à cette époque. Bien quelle ne se soit jamais éteinte, elle eut un essor nouveau au XIXe siècle sous le règne de Napoléon III. Avec de nouveaux dessins, de nouvelles techniques et l'apport de matériaux différents (écaille franche) empruntant ces inspirations dans le style Louis XIV. Ont créa à cette époque des objets nouveaux tels que : boites à gants, caves à liqueurs, boites à thé, meubles à hauteur d'appui etc.…

Aujourd'hui la marqueterie Boulle de renommée mondiale toujours prisée auprès des collectionneurs à travers le monde est visible dans les plus grands musées et collections privés (musée Paul Getty, Louvre, Metropolitan Museum of New York, Frick collection, Reine d'Angleterre…).
Ces meubles nécessite une restauration attentionnée qui doit être exécuté dans des ateliers spécialisés détenteurs d'un savoir faire particulier. Connaissance des matériaux et des techniques anciennes de fabrications, travaillant avec l'éthique de la conservation de ces objets rares.

La restauration de la marqueterie Boulle
La première étape consiste en un diagnostic du meuble ou de l'objet permettant de déterminer les besoins du meuble concilié avec les souhaits du client (conservateurs, antiquaires, particuliers)
La restauration à proprement parler consiste dans un premier temps au démontage des différents éléments (bronzes, serrureries, quincaillerie etc.…).
Viendra ensuite le démontage selon les objets des bâtis. L'éradication des parasites intervient à ce moment là (champignons et insectes). L'ensemble du bâti est consolidé. Si nécessaire les parties de marqueteries existantes peuvent être déposées pour permettre d'accéder au support.
Cette dépose s'effectue toujours en respectant l'intégrité de la marqueterie y compris la pigmentation et coloration de l'écaille. Lorsque la marqueterie est incomplète, les parties manquantes sont découpés dans différents matériaux (laiton, écaille, cuivre, nacre, corne, ivoire etc. …). Nous nous heurtons à de nombreux problèmes d'approvisionnement.
L'écaille de tortue étant protégée par la convention de Washington ainsi que l'ivoire dont le commerce est réglementé et surveillé. D'autres matériaux suscitent des problèmes d'approvisionnement. Telle la nacre par le ratissage intensif des fonds marins ce qui ne nous permet plus de trouver des coquillages de taille suffisante. D'autres matériaux nécessitent la connaissance de métier disparus (ouvrier biscailleur pour le travail de la corne). L'étape suivante consiste au collage.
Aujourd'hui, le collage par le vide s'effectue dans notre atelier avec des colles traditionnelles réversibles. L'emploi de colles synthétique est proscrit. Toutes ses étapes nécessitent des temps de repos et de séchage assez important. L'étape suivante, consiste en un polissage extrêmement mesuré afin de redonner éclat aux différents matériaux oxydés par le temps.
Vient ensuite la gravure au burin des parties neuves. Tous ces travaux s'effectuent à l'aide d'une documentation importante accumulée au cours des générations précédentes.
Pour retrouver l'éclat d'antan, les meubles sont vernis. L'atelier à mis au point toute une série de vernis permettent d'assurer une meilleure protection des objets. Toutes ces finitions sont réversibles et modulables en fonction de la demande de la clientèle.
Avant remontage sur l'objet les bronzes peuvent être nettoyés, vernis ou redorés.
La marqueterie Boulle trouve une place de choix dans les réalisations actuelles des décorateurs. Ces meubles au travers des siècles prouvent que la marqueterie Boulle à une valeur sûre et inestimable.

Contact us for further information or for an estimation
boulle@club-internet.fr



Visit also on France Antiques
France Antiques Restoration Workers Antique Dealers Catalogues Booksellers Catalogues
Experts S.F.E.P. Experts Cour d'Appel de Paris Experts H.B.J.O.
© France Antiques 1996-2008